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Le PEA en 2026 : fonctionnement, plafond et fiscalité du plan d'épargne en actions

Enveloppe privilégiée pour investir en Bourse, le plan d'épargne en actions récompense la durée. Voici ses plafonds, ses règles de retrait et sa fiscalité, à jour de la hausse des prélèvements sociaux entrée en vigueur au 1er janvier 2026.

La rédaction2 min de lecture
Des graphiques boursiers sur un écran
Photo : GraphSeoBourse

Le plan d'épargne en actions (PEA) permet d'investir en Bourse tout en bénéficiant, sous conditions, d'une fiscalité allégée. Ouvert dans une banque ou auprès d'un assureur, il s'adresse aux épargnants qui visent le long terme. Décryptage de son fonctionnement, à jour des règles applicables en 2026.

Un plafond de versement, plusieurs formules

Le PEA classique peut recevoir jusqu'à 150 000 euros de versements. Seuls les versements sont plafonnés : les gains accumulés, eux, ne le sont pas. À côté existe le PEA-PME-ETI, destiné à financer les petites et moyennes entreprises, dont le plafond atteint 225 000 euros. Les deux enveloppes se cumulent, mais dans la limite globale de 225 000 euros. Les jeunes de 18 à 25 ans rattachés au foyer fiscal de leurs parents peuvent ouvrir un PEA jeunes, plafonné à 20 000 euros.

Pour ouvrir un PEA, il faut être majeur et fiscalement domicilié en France. Chaque personne ne peut détenir qu'un seul plan. L'argent versé sert à acheter des actions d'entreprises européennes, ou des fonds (OPCVM, ETF) investis à au moins 75 % en titres éligibles.

Le cap décisif des cinq ans

La durée de détention conditionne tout. Elle se compte à partir du premier versement, et non de l'ouverture du plan. Un retrait, même partiel, effectué avant cinq ans entraîne en principe la clôture du PEA. Quelques situations permettent d'y échapper : licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint, ou création et reprise d'entreprise sous conditions.

Passé cinq ans, la souplesse devient totale : les retraits partiels sont autorisés sans fermer le plan, et il reste possible de continuer à verser. Le PEA peut aussi être transformé en rente viagère, elle-même exonérée d'impôt sur le revenu.

Une fiscalité avantageuse, des prélèvements en hausse

C'est l'atout majeur du dispositif : tant que les gains, dividendes et plus-values restent réinvestis dans le plan, ils échappent à l'impôt. Aucune imposition ne se déclenche avant un retrait.

En cas de retrait avant cinq ans, les gains supportent le prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux. Le contribuable peut aussi opter pour le barème progressif de l'impôt. Après cinq ans, l'impôt sur le revenu disparaît : seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Nouveauté 2026 : ces prélèvements sociaux augmentent. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital, portant leur taux global de 17,2 % à 18,6 % depuis le 1er janvier. Concrètement, un retrait réalisé après cinq ans est désormais taxé à 18,6 %, contre 17,2 % un an plus tôt. Avant cinq ans, la ponction totale atteint ainsi 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. À noter : l'assurance-vie, le PEL et le CEL, eux, restent taxés à 17,2 %.

Malgré cette hausse, le PEA conserve son principal attrait : une exonération d'impôt sur le revenu qui récompense la patience de l'épargnant.


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