Aller au contenu
LEGARDANNAISLIBRE_

Épargne logement en 2026 : PEL et CEL, taux, plafonds et à quoi ils servent

Le plan d'épargne logement rémunère à 2 % pour les contrats ouverts en 2026, le compte épargne logement à 1 %. Voici, chiffres officiels à l'appui, comment fonctionnent ces deux produits toujours utiles pour préparer un achat immobilier.

La rédaction3 min de lecture
Une maquette de maison et des pièces d'épargne
Photo : GoldMarket

Le plan d'épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) forment la famille de l'épargne logement, encadrée par l'État. Tous deux servent d'abord à se constituer une épargne, puis, sous conditions, à obtenir un prêt immobilier à un taux connu d'avance. Ils se distinguent surtout par leur souplesse.

Deux produits complémentaires

Le CEL est un compte souple : l'argent reste disponible à tout moment. Il s'ouvre avec un dépôt initial d'au moins 300 euros, puis accueille des versements libres de 75 euros minimum, dans la limite d'un plafond de 15 300 euros hors intérêts. Au bout de 18 mois d'épargne, il ouvre un droit à prêt.

Le PEL, lui, est un plan bloqué. Il s'ouvre avec 225 euros minimum et impose des versements réguliers d'au moins 540 euros par an. Son plafond de versement est fixé à 61 200 euros, mais le solde peut le dépasser grâce aux intérêts accumulés. Tout retrait entraîne en principe la clôture du plan, avec des conséquences variables sur les intérêts et les droits à prêt selon son ancienneté.

Les chiffres 2026 à connaître

Pour un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2026, le taux de rémunération est de 2 % bruts par an, contre 1,75 % auparavant. Point essentiel : ce taux est fixé à l'ouverture et reste garanti pendant toute la vie du plan. Les PEL ouverts avant cette date conservent donc leur ancien taux.

Le CEL, dont la rémunération suit l'évolution du Livret A, est fixé à 1 % jusqu'à la fin juillet 2026. Contrairement au PEL, dont le taux reste garanti pour toute la durée du plan, celui du CEL est révisé en cours d'année, la prochaine échéance étant fixée au 1er août 2026.

Côté fiscalité, la règle est désormais uniforme pour les contrats ouverts depuis le 1er janvier 2018 : les intérêts subissent, dès la première année, le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Un PEL à 2 % rapporte ainsi environ 1,40 % net. La prime d'État, versée sous certaines conditions par le passé, a été supprimée pour tous ces contrats récents.

À quoi servent-ils vraiment

Leur intérêt principal reste le droit à prêt. En épargnant, on accumule des droits qui permettent ensuite d'emprunter à un taux fixé à l'avance pour financer une résidence principale ou des travaux.

Le PEL ouvert en 2026 donne accès à un prêt à 3,20 %, dans la limite de 92 000 euros. Le CEL permet d'emprunter jusqu'à 23 000 euros, à un taux voisin de 2,5 %. Ces prêts peuvent, dans certains cas, se cumuler ou être cédés à un proche.

Faut-il en ouvrir un aujourd'hui ? Tout dépend du projet. Avec un taux garanti de 2 %, le PEL sécurise une épargne sur plusieurs années, mais il reste moins rémunérateur que d'autres livrets réglementés. Son atout se révèle surtout si l'on compte réellement mobiliser le droit à prêt, alors que les taux du crédit immobilier demeurent plus élevés. Le CEL, plus souple mais moins rémunérateur, convient à ceux qui veulent garder leur argent disponible tout en préparant un futur emprunt. Dans les deux cas, mieux vaut comparer avec les taux du marché avant de s'engager.


Partager

À lire aussi