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À Gardanne, le domaine de Barême devient un parc nourricier bio

Longtemps laissé à l'abandon, le domaine de Barême est devenu une ferme municipale bio dont les légumes partent dans les cantines de Gardanne, avec un volet insertion et des ateliers pour les écoliers.

La rédaction2 min de lectureGardanne
Des cultures maraîchères en pleine terre (image d'illustration)
Photo d'illustration : Everest Louis / Unsplash

Sur les hauteurs de Gardanne, au chemin de Rambert dans le quartier Payannet, un terrain de quarante hectares classé en zone naturelle est devenu, ces dernières années, un parc agroécologique piloté par la municipalité. Le site, décrit par la Ville comme un espace naturel protégé « entre prairies, forêts, barres rocheuses et garrigues », accueille aujourd'hui une ferme bio qui approvisionne la cuisine centrale de la commune, dans une ville longtemps façonnée par le charbon, l'alumine et la production d'électricité.

D'un domaine oublié à une ferme qui approvisionne les cantines

Le projet démarre en 2014 avec la création d'une ferme municipale, avant que la Ville n'élargisse son ambition en 2020 autour de trois axes stratégiques. Une étude prospective relance officiellement la démarche en 2021, puis le site est classé en zone agricole et naturelle en 2024, année de l'installation d'une serre maraîchère de 480 mètres carrés. En 2025 voit le jour un verger municipal de 4 400 mètres carrés, avec une centaine d'arbres fruitiers et entre 175 et 200 pieds de vigne.

Les légumes produits sont certifiés agriculture biologique et le parc a contribué à la labellisation Écocert de la cuisine centrale de la ville. Résultat concret pour les familles, la production alimente environ 1 800 repas par jour, servis dans 13 écoles, 4 crèches, un foyer senior, le restaurant municipal, les centres de loisirs et le portage de repas à domicile. Sur le site de la Ville, ce foyer est identifié comme le foyer Nostre Oustau. Les volumes récoltés sont passés de 6 tonnes en 2023 à 14 tonnes en 2024, selon les chiffres publiés par l'Ademe, qui a accompagné le projet.

Un chantier d'insertion et un lieu pédagogique

Au delà de l'assiette, Barême sert aussi de support à l'insertion professionnelle. La Ville s'appuie sur un partenariat avec les Ateliers de Gaïa, qui encadrent les chantiers d'insertion : entre cinq et dix personnes y travaillent chaque année au maraîchage. Des ateliers participatifs et pédagogiques sont par ailleurs organisés avec l'association La main à la terre, pour sensibiliser les écoliers gardannais à l'alimentation de saison et aux pratiques de culture.

Le financement de ces installations a mobilisé environ 100 000 euros, dont 70 000 euros pris en charge par l'Ademe via son dispositif Co'Alim. Pour le verger, le Département des Bouches-du-Rhône finance les arbres et le système d'irrigation. La commune s'inscrit également dans le projet alimentaire territorial engagé avec la métropole Aix-Marseille-Provence, qui vise à développer un système alimentaire local plus durable et plus équitable.

Une étude en cours pour aller plus loin

Une nouvelle étape est à l'étude : la Ville a engagé une réflexion sur l'avenir du site, avec une étude d'implantation d'une serre bioclimatique. Barême reste avant tout un site de production, mais il est devenu, au fil des années, un exemple concret de la manière dont une collectivité peut transformer un foncier délaissé en outil d'autonomie alimentaire pour ses cantines.

Nos sources

Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.

  1. Ademe Infos, à Gardanne un domaine abandonné se transforme en parc agroécologique (nouvelle fenêtre)
  2. Ville de Gardanne, parc agroécologique de Barême (nouvelle fenêtre)

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