Loyers et APL : l'indice IRL du 2e trimestre 2026 plafonne les hausses à 1,15 %
L'Insee a fixé l'indice de référence des loyers du 2e trimestre 2026 à 148,37 points, en hausse de 1,15 % sur un an. Cet indice plafonne la révision annuelle des loyers et servira de base à la revalorisation des APL au 1er octobre. Mode d'emploi.

Chaque été, un indice discret conditionne le budget logement de millions de Français. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié le 10 juillet 2026 l'indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre. Un avis paru au Journal officiel le 12 juillet l'a rendu officiel. Cet indice touche deux publics à la fois : les locataires du parc privé, dont il plafonne la hausse annuelle de loyer, et les allocataires des aides au logement, dont il sert à revaloriser les montants.
Ce que dit l'indice publié en juillet
En France métropolitaine, l'IRL du deuxième trimestre 2026 s'établit à 148,37 points. Sur un an, il progresse de 1,15 %, après une hausse de 0,78 % au trimestre précédent. Des valeurs spécifiques sont fixées pour la Corse (146,22 points) et pour les départements et régions d'outre-mer (146,94 points), avec la même évolution annuelle de 1,15 %.
L'IRL n'est pas décidé par le gouvernement : il correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Autrement dit, il suit l'inflation avec un léger décalage. C'est cette progression de 1,15 % qui fixe désormais le plafond de révision applicable jusqu'à la publication de l'indice suivant.
Locataires : comment vérifier une hausse de loyer
Un propriétaire ne peut réviser le loyer qu'une fois par an, et seulement si le bail contient une clause de révision. La date de révision et le trimestre de référence sont inscrits dans le contrat. Le calcul est strictement encadré : nouveau loyer = loyer en cours multiplié par le nouvel IRL, divisé par l'IRL du même trimestre un an plus tôt.
Concrètement, pour un bail dont l'indice de référence est celui du deuxième trimestre, la formule donne : loyer actuel x 148,37 / 146,68. Un locataire qui paie 700 euros verra donc son loyer passer au maximum à 708 euros, soit environ 8 euros de plus par mois, ou près de 96 euros sur l'année. Le bailleur dispose d'un an pour appliquer cette révision, sans effet rétroactif. En l'absence de clause de révision, aucune augmentation n'est possible en cours de bail.
Allocataires : ce que change la revalorisation d'octobre
Le même indice sert de base à la revalorisation annuelle des aides personnelles au logement : APL, allocation de logement familiale (ALF) et allocation de logement sociale (ALS). Sauf décision contraire du gouvernement, ces aides doivent augmenter mécaniquement de 1,15 % au 1er octobre 2026.
Comme les aides d'un mois donné sont versées le 5 du mois suivant, la hausse apparaîtra sur les comptes autour du 5 novembre. La revalorisation concerne l'ensemble des allocataires, soit plusieurs millions de foyers. Son effet réel sur le pouvoir d'achat reste toutefois variable d'une situation à l'autre : le gain dépend du montant d'aide perçu, et d'autres paramètres de calcul peuvent évoluer indépendamment de l'IRL.
Pour vérifier sa situation, chacun peut consulter son espace personnel sur le site de la Caisse d'allocations familiales ou utiliser le simulateur en ligne, et, côté loyer, recalculer soi-même le plafond à partir des valeurs officielles de l'Insee.


