Titres-restaurant 2026 : plafond, courses au supermarché et ce qui change
En 2026, le plafond des titres-restaurant reste fixé à 25 euros par jour et les courses alimentaires en supermarché restent autorisées jusqu'à la fin de l'année. Une réforme, débattue à partir de septembre, pourrait rebattre les cartes. Le point complet.

Un plafond fixé à 25 euros par jour
Le montant maximum que vous pouvez dépenser avec vos titres-restaurant reste fixé à 25 euros par jour en 2026. Ce plafond, en vigueur depuis le 1er octobre 2022, s'applique de la même façon chez un restaurateur et dans un magasin d'alimentation. Point important : il ne se cumule pas. Si vous n'utilisez pas vos titres pendant trois jours, vous ne pourrez pas dépenser 75 euros le quatrième jour. La limite reste de 25 euros par journée, quel que soit le nombre de titres présentés.
Les titres s'utilisent en principe les jours ouvrables, du lundi au samedi. Ils ne sont utilisables ni les dimanches ni les jours fériés, sauf pour les salariés dont l'activité impose de travailler ces jours-là : une mention spéciale figure alors sur le titre. Côté validité, les titres millésime 2025 sur support papier pouvaient servir jusqu'au 31 janvier 2026, et jusqu'au 28 février 2026 pour la version sur carte. Les titres périmés peuvent être échangés auprès de l'employeur dans les premières semaines de l'année.
Restaurants, boulangeries et courses au supermarché
L'usage historique reste le repas : restaurants, cafétérias, boulangeries, charcuteries, traiteurs et rayons de plats préparés. Depuis la loi pouvoir d'achat de 2022, un assouplissement autorise aussi l'achat de produits alimentaires non directement consommables, comme les pâtes, le riz, la farine, l'huile, la viande, le poisson ou les œufs. Cette dérogation, plusieurs fois prolongée, court jusqu'au 31 décembre 2026. Sans nouvelle décision du législateur, les titres reviendraient ensuite à un usage plus restreint, limité aux produits directement consommables ainsi qu'aux fruits et légumes.
Restent exclus dans tous les cas : l'alcool, le tabac, les produits d'entretien, d'hygiène ou pour animaux, et l'essence. La règle de base demeure : le titre-restaurant sert à se nourrir.
Côté financement, la part payée par l'employeur est exonérée de cotisations sociales et d'impôt jusqu'à 7,32 euros par titre depuis le 1er janvier 2026, contre 7,26 euros en 2025. Pour bénéficier de cet avantage, l'employeur doit prendre en charge entre 50 % et 60 % de la valeur du titre. Un titre financé à hauteur de 7,32 euros a donc une valeur comprise entre 12,20 et 14,64 euros.
Une réforme en débat à l'automne
Le fonctionnement des titres-restaurant pourrait évoluer. Une proposition de loi, déposée en juin par le député Christophe Naegelen (groupe Liot), doit être examinée à l'Assemblée nationale à partir de septembre 2026. Elle vise à pérenniser l'achat de produits alimentaires en supermarché, à autoriser l'usage le dimanche et à mettre fin à l'émission des titres papier au 1er janvier 2028, au profit du format dématérialisé.
Un point cristallise les tensions : l'idée d'un double plafond, défendue par les restaurateurs. Il s'agirait de limiter les dépenses à 15 euros par jour en grande surface, tout en conservant les 25 euros dans la restauration. Cette mesure ne figure pas dans le texte initial mais pourrait revenir par amendement. À ce stade, rien n'est voté : le plafond unique de 25 euros par jour reste la règle pour tous les usages. Nous suivrons les débats parlementaires et actualiserons cet article.


