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Solde d'impôt sur le revenu à payer : ce qui vous attend à partir du 25 septembre

Après la campagne des remboursements de juillet, un autre calendrier fiscal démarre : celui des foyers qui doivent régler un solde. Prélèvement unique ou étalé, dates butoirs et voies de recours en cas de difficultés, mode d'emploi avant l'automne.

La rédaction4 min de lecture
Des billets de banque en euros
Photo : Misko3 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Fin juillet, la direction générale des Finances publiques a viré leurs remboursements aux 12,6 millions de foyers concernés. Reste l'autre versant de la campagne : les contribuables qui doivent payer un solde. Pour eux, la clé de lecture est simple, deux montants et quatre dates. Explication.

Un seuil unique : 300 euros

L'administration a un mécanisme automatique. Si votre avis d'imposition affiche un solde à payer inférieur ou égal à 300 euros, un prélèvement unique interviendra sur votre compte le vendredi 25 septembre 2026. C'est la règle publiée par le ministère de l'Économie et confirmée sur le calendrier fiscal mis en ligne par la DGFiP.

Au-delà de 300 euros, la loi étale d'office le paiement en quatre mensualités d'égal montant. Les prélèvements tombent le 25 septembre, le 26 octobre, le 25 novembre puis le 28 décembre 2026. Aucune démarche à effectuer : le calcul, la répartition et l'ordre de prélèvement partent sur le compte bancaire déjà communiqué à l'administration.

Deux points de vigilance. D'abord, l'administration prélève sur le compte enregistré dans votre espace « Finances publiques » : en cas de changement de banque, il faut mettre à jour le RIB avant la mi-septembre pour éviter un rejet. Ensuite, si vous n'avez pas encore reçu votre avis, vérifiez sa disponibilité en ligne dès la mi-août sur impots.gouv.fr : les avis papier arrivent ensuite par courrier.

Comment payer autrement, et jusqu'à quand

Le prélèvement automatique reste la voie normale, mais quelques options subsistent pour les soldes modérés. En dessous de 300 euros, un contribuable peut choisir de régler à la caisse d'un buraliste ou d'un commerçant agréé, par carte bancaire ou en espèces ; par chèque à son centre des finances publiques ; ou en ligne, via l'application « Impots.gouv » ou l'espace particulier. Au-dessus de 300 euros, seul le paiement dématérialisé, sur le site ou l'appli, est admis.

Deux dates de délai à retenir en cas de règlement volontaire : le 15 septembre 2026 pour un paiement « physique » (chèque, guichet), le 20 septembre 2026 pour un paiement en ligne, avant que la mécanique de prélèvement automatique ne prenne le relais le 25.

En cas de difficulté : le délai de paiement

Un solde inattendu, une baisse de revenus, une dépense contrainte au même moment. La situation n'est pas rare et l'administration a prévu un dispositif spécifique. Selon la fiche officielle de impots.gouv.fr, le contribuable peut demander un délai de paiement qui va au-delà des quatre mensualités automatiques. La demande se fait auprès du service des impôts des particuliers dont dépend le foyer, dans un délai de trois mois suivant l'échéance initiale.

La demande n'est pas de droit : elle est examinée par l'administration au regard des ressources du foyer, des charges et de la bonne foi. Le service peut accorder un plan d'apurement, moduler les échéances, voire, dans certains cas rares, remettre une partie de la majoration de 10 % appliquée en cas de retard. Utile à savoir : formuler cette demande avant la date de prélèvement évite mécaniquement l'incident, alors qu'un chèque rejeté ou un compte insuffisamment provisionné déclenche pénalités et majorations.

Pourquoi ce solde, malgré le prélèvement à la source

Le prélèvement à la source, en place depuis 2019, prend l'impôt au fil des salaires ou pensions, sur la base d'un taux calculé sur les revenus de l'année précédente. Trois cas de figure expliquent qu'un solde subsiste malgré ce mécanisme. Une hausse de revenus non déclarée dans l'année en cours (prime importante, changement d'emploi, revenus fonciers) creuse un écart. Un changement de situation familiale à la baisse (fin d'une garde partagée, départ d'un enfant à charge) réduit les parts fiscales. Enfin, l'avance de crédits d'impôt versée en janvier 2026, calculée à partir de 2024, peut avoir été trop généreuse au regard des dépenses réellement engagées en 2025.

Le solde final est donc l'ajustement de tout cela. Il concerne, selon les chiffres du ministère, environ 1 foyer sur 4. Un nouveau taux de prélèvement à la source, calculé à partir des revenus 2025 déclarés au printemps, s'appliquera par ailleurs à compter du 1er septembre. C'est le moment de vérifier, dans son espace, qu'il correspond bien à la réalité actuelle des revenus, à défaut de quoi la même mécanique se reproduira l'an prochain, comme le rappelle notre article sur l'ajustement du taux de prélèvement à la source.

Sources

Nos sources

Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.

  1. economie.gouv.fr, Impôt sur le revenu : remboursement ou solde à payer, qui est concerné ? (nouvelle fenêtre)
  2. impots.gouv.fr, J'ai reçu mon avis d'impôt et constate une somme à payer. Quand et comment devrais-je la payer ? (nouvelle fenêtre)
  3. impots.gouv.fr, J'ai un solde à payer et j'ai des difficultés : puis-je étaler le paiement au-delà de 4 mensualités ? (nouvelle fenêtre)
  4. impots.gouv.fr, Calendrier fiscal (septembre 2026) (nouvelle fenêtre)

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