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Simiane-Collongue : la future école des Hauts de Gadie sort de terre

À Simiane-Collongue, le chantier du premier groupe scolaire des Hauts de Gadie avance : pose des longrines et installation de la grue, selon la mairie. Le parking, lui, est en service depuis mars 2026. Le point sur un projet suivi de près par les familles.

La rédaction3 min de lectureSimiane-Collongue
Une vue de Simiane-Collongue
Photo : Eponimm / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Simiane-Collongue : la future école des Hauts de Gadie sort de terre

La mairie de Simiane-Collongue a mis à jour le 8 juillet 2026 son point d'avancement sur le chantier du futur groupe scolaire des Hauts de Gadie. Deux étapes marquent cet été : la mise en place des longrines, ces poutres en béton qui reposent sur les fondations, et l'installation d'une grue sur le site. De quoi mesurer, concrètement, où en est ce projet suivi depuis plusieurs années par les familles du village.

Ce que veut dire « poser les longrines »

Selon la commune, la construction de ce premier groupe scolaire, celui de l'école élémentaire, a démarré à la fin de l'année 2025. Les plateformes des bâtiments ont été achevées, puis les pieux de fondation réalisés. Vient maintenant l'étape des longrines, décrites par la mairie comme les éléments qui « permettront de supporter les futurs bâtiments de l'école ».

Dans une construction de ce type, ces poutres en béton armé prennent appui sur les pieux et servent d'assise aux murs. C'est une étape charnière : une fois les longrines en place, un chantier peut passer au gros oeuvre, c'est-à-dire à l'élévation de la structure. L'installation de la grue, annoncée par la mairie en même temps, va dans ce sens.

Ce vocabulaire technique n'est pas un détail. Il permet de comprendre qu'à la mi-2026, le chantier des Hauts de Gadie sort tout juste de terre : murs, toitures et aménagements intérieurs restent à venir.

Pourquoi une nouvelle école à cet endroit

Le projet ne se limite pas à une école. Lors du lancement du marché global de performance, fin 2022, la commune prévoyait deux groupes scolaires de dix classes chacun, pour un montant total annoncé de 21 millions d'euros, dont 12,8 millions d'euros hors taxes de travaux. Ces bâtiments doivent remplacer l'école élémentaire Marius Roussel, présentée à l'époque comme accueillant environ 450 élèves et située en zone rouge du plan de prévention du risque inondation (PPRi).

Avant les engins de chantier, le terrain a fait l'objet de fouilles archéologiques préventives, menées d'octobre 2025 à mi-février 2026 sur environ 6 000 m2, à la demande du service régional de l'archéologie après un diagnostic réalisé en 2022. Les vestiges mis au jour témoignent d'occupations allant du Néolithique et de l'âge du Bronze jusqu'à l'âge du Fer. Les spécialistes vont les étudier pendant deux ans, un travail scientifique mené en parallèle du chantier.

Ce qui change déjà pour les familles

Un équipement est, lui, bel et bien opérationnel : le parking du futur groupe scolaire, mis en service en mars 2026. Il compte environ cent places, dont deux réservées aux personnes à mobilité réduite, un quai pour les bus et des emplacements pour les vélos. C'est, pour l'instant, le seul élément du projet que les habitants peuvent utiliser.

Sur la rentrée elle-même, la mairie ne communique aucune date d'ouverture. Le calendrier évoqué fin 2022, qui envisageait une livraison à l'été 2025, est dépassé : le chantier n'a démarré qu'en fin d'année 2025 et, à la mi-2026, il en est au stade des fondations. En l'absence d'annonce de la commune, aucune ouverture n'est donc programmée à ce jour, et il faudra attendre une nouvelle communication municipale pour connaître la suite du chantier.


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