Sénatoriales : neuf listes pour huit sièges, et un maire de Gardanne en lice
Le dépôt des candidatures s'est achevé vendredi 11 septembre à 18 heures. Neuf listes de dix noms briguent les huit sièges de sénateur des Bouches-du-Rhône, le 27 septembre. Sept des huit sortants se représentent, le huitième renonce.

Le compte est arrêté. Vendredi 11 septembre à 18 heures, le guichet de la préfecture des Bouches-du-Rhône s'est refermé sur neuf listes, soit quatre-vingt-dix candidats, pour huit sièges de sénateur à pourvoir le dimanche 27 septembre. Jusqu'à cette date, notre journal s'était refusé à nommer quiconque candidat, faute de dépôt vérifié. Ce n'est plus le cas.
Une précision sur nos sources, avant les noms
La préfecture a publié la composition des listes le 11 septembre. Nous n'avons pas pu la lire nous-mêmes : son site est injoignable depuis plusieurs jours, et le recueil des actes administratifs n'a rien livré. Les neuf intitulés et les rangs que nous donnons ici viennent donc de la presse locale, quatre sources concordantes qui ont eu accès à cette publication, dont Destimed qui publie les quatre-vingt-dix noms. C'est solide, mais ce n'est pas un document officiel entre nos mains, et nous préférons le dire.
Les neuf listes
| Tête de liste | Intitulé | Étiquette |
|---|---|---|
| Jérémy Bacchi | À l'écoute des territoires, au service des communes | Union de la gauche (PCF, PS, Les Écologistes) |
| Valérie Boyer | Une droite libre et républicaine | Les Républicains |
| Marie-Pierre Callet | Au service des communes pour défendre les Bouches-du-Rhône | Rassemblement national, UDR |
| Jean-David Ciot | La voix des élus de Provence | Divers gauche |
| Brigitte Devésa | Cap sur l'avenir de nos villes et villages | UDI, Renaissance, divers droite |
| Hervé Granier | La voix de nos communes, la force du terrain | Les Républicains, divers droite |
| Mireille Jouve | Le 13 en tête | Divers, groupe RDSE au Sénat |
| Stéphane Ravier | Libertés communales, bon sens provençal | Marseille d'abord |
| Michelle Blanchard Svoboda | Faisons entrer le programme du Nouveau Front populaire au Sénat | La France insoumise |
Chaque liste compte dix noms, deux de plus qu'il n'y a de sièges, strictement alternés entre femmes et hommes comme l'impose le code électoral.
Deux élus du bassin de l'Arc à des places qui comptent
Hervé Granier, maire de Gardanne, conduit la liste « La voix de nos communes, la force du terrain ». C'est l'aboutissement de l'intention qu'il avait annoncée cet été, et dont nous avions rendu compte.
Moins visible mais mieux placée : Véronique Miquelly, maire d'Auriol, réélue au premier tour en mars, figure en troisième position sur la liste conduite par Brigitte Devésa, derrière Renaud Muselier. Sur une liste à la proportionnelle, un troisième rang est une position nettement plus éligible qu'une tête de liste dans un scrutin éclaté entre neuf concurrents.
Sur la liste d'union de la gauche, Marie-Arlette Carlotti et Guy Benarroche occupent les deuxième et troisième places.
Sept sortants sur huit se représentent
Un seul des huit sénateurs sortants ne sollicite pas de nouveau mandat : Stéphane Le Rudulier, qui avait pourtant annoncé en juillet vouloir se présenter en élu libre. Son nom ne figure sur aucune des neuf listes déposées.
Comment on vote, et qui vote
Le scrutin est proportionnel, à la plus forte moyenne, « sans panachage ni vote préférentiel », selon la formulation du Sénat. On vote pour une liste entière, dans l'ordre où elle a été déposée : impossible d'en modifier l'ordre ou d'y piocher des noms.
Le corps électoral n'est pas le nôtre. Environ 3 700 grands électeurs voteront, un chiffre que les sources situent entre 3 695 et 3 697, la préfecture n'ayant rien publié à ce jour. Ils ont été désignés le 5 juin dernier, et les délégués des conseils municipaux en forment près de 95 %.
Neuf listes pour huit sièges, c'est une configuration éclatée. À la plus forte moyenne, la dispersion des voix pénalise les petites listes et profite à celles qui rassemblent : plusieurs de ces neuf listes n'obtiendront aucun siège.
Et concrètement, pour nous ?
Les vingt-quatre communes de notre territoire situées dans les Bouches-du-Rhône pèsent, d'après notre calcul fondé sur le barème légal, de l'ordre de 436 délégués, auxquels s'ajoutent environ 204 pour Aix-en-Provence. Gardanne en compte à peu près 35, Beaurecueil 3. Pourrières, qui est dans le Var, vote dans son propre département.
Ces chiffres sont des estimations tirées du nombre d'habitants et de la taille des conseils municipaux, faute de publication préfectorale ; pour les communes de 9 000 habitants et plus, en revanche, ils sont certains, tous les conseillers municipaux y étant délégués de droit.
Rapporté à un collège d'environ 3 700 votants, le bassin de l'Arc représente donc grosso modo un sixième des voix. Ce n'est pas décisif, mais dans un scrutin éclaté entre neuf listes, où quelques dizaines de bulletins peuvent faire basculer le dernier siège, ce n'est pas rien non plus.
Enfin, un rappel qui vaut pour les grands électeurs de nos communes : ce vote est le seul en France dont l'abstention est sanctionnée. Ne pas voter sans motif légitime expose à une amende de 100 euros.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.
- Sénat, élections sénatoriales 2026, Bouches-du-Rhône (nouvelle fenêtre)
- Destimed, les neuf listes déposées dans les Bouches-du-Rhône et leur composition complète (nouvelle fenêtre)
- Objectif Sud, sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, les neuf listes sont désormais connues (nouvelle fenêtre)
- Marsactu, dossier sur les élections sénatoriales 2026 dans les Bouches-du-Rhône (nouvelle fenêtre)





