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PACS ou mariage en 2026 : démarches, différences juridiques et fiscales

Impôts identiques mais succession et réversion très différentes : voici ce que le PACS et le mariage changent concrètement pour un couple, et comment se pacser en 2026 avec la nouvelle pré-demande en ligne.

La rédaction3 min de lecture
Deux alliances posées sur des documents
Photo : Photo by Derek Ramsey (Ram-Man) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5

Se pacser ou se marier engage un couple sur le plan juridique et patrimonial, mais les deux unions ne protègent pas de la même manière. En 2026, elles restent très proches côté impôts et nettement différentes en cas de décès ou de séparation. Tour d'horizon des règles officielles, sans idée reçue.

Des démarches simples pour le PACS, plus solennelles pour le mariage

Pour conclure un Pacte civil de solidarité, les deux partenaires déposent leur dossier ensemble, soit en mairie (gratuit), soit chez un notaire (payant). Il faut une convention de PACS, une déclaration conjointe, une pièce d'identité et un acte de naissance pour chacun. Les deux partenaires doivent se présenter en personne. Nouveauté 2026 : la démarche de pré-demande de PACS en ligne sur service-public.fr a évolué le 9 juin. Accessible via votre compte Service Public ou FranceConnect dans les communes qui la proposent, elle permet de préparer son dossier à l'avance et de télécharger à la fin un mémo personnalisé listant les documents à présenter le jour de l'enregistrement. La présence physique en mairie reste toutefois obligatoire.

Le mariage suppose lui une cérémonie publique à la mairie, la présence de témoins et une publication des bans préalable. La procédure est donc plus longue et plus formelle.

Impôts : PACS et mariage, c'est la même chose

C'est un point souvent mal compris. Sur le plan fiscal, les deux unions sont équivalentes. Partenaires pacsés comme couples mariés effectuent une déclaration de revenus commune et sont imposés ensemble, avec les mêmes règles de quotient familial. Concernant les droits de succession entre les deux membres du couple, l'alignement est également total : au décès de l'un, le partenaire pacsé survivant est, comme le conjoint marié, totalement exonéré de droits de succession sur ce qu'il reçoit, quelle que soit la valeur du patrimoine transmis. Les donations entre partenaires bénéficient par ailleurs du même abattement (80 724 euros) que pour les époux.

En clair, choisir le PACS plutôt que le mariage n'entraîne aucune pénalité fiscale. La différence se joue ailleurs.

Succession et réversion : le vrai écart

La distinction majeure concerne ce qui se passe en cas de décès. Le conjoint marié est héritier légal automatique : même sans testament, il reçoit une part de la succession. Le partenaire de PACS, lui, n'est pas héritier. Comme le rappelle service-public.fr, en l'absence de testament, les partenaires pacsés ne peuvent pas hériter l'un de l'autre et sont considérés comme étrangers l'un à l'autre au regard de la succession. Concrètement, sans testament, le survivant peut ne rien recevoir du patrimoine de son partenaire, qui reviendrait alors à sa famille. Rédiger un testament est donc essentiel pour un couple pacsé, en gardant à l'esprit que la présence d'enfants limite la part transmissible à la quotité disponible, la réserve héréditaire des enfants étant protégée.

Deux autres différences pèsent lourd. Le logement d'abord : le partenaire pacsé survivant bénéficie d'un droit temporaire d'occupation gratuite du domicile pendant un an, mais pas du droit viager au logement dont peut bénéficier le conjoint marié. La pension de réversion ensuite : en 2026, elle reste réservée au mariage. Le PACS n'ouvre aucun droit à toucher une partie de la retraite du partenaire décédé, contrairement au conjoint marié qui peut y prétendre sous conditions.

Ce que ça change concrètement

Pour un couple sans enfant et sans gros patrimoine, PACS et mariage se ressemblent beaucoup au quotidien : imposition commune, solidarité pour les dettes de la vie courante, protection du logement loué. Le PACS séduit par sa souplesse, y compris à la rupture, puisqu'il se dissout par simple déclaration là où le mariage impose un divorce.

Mais dès qu'il s'agit de se protéger sur le long terme, en cas de décès notamment, le mariage offre une sécurité que le PACS n'égale pas sans démarches complémentaires (testament, assurance-vie). Un couple pacsé soucieux de protéger le survivant a donc tout intérêt à anticiper avec un notaire.


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