Allocation chômage 2026 : conditions, montant et durée, le guide à jour
Combien de temps faut-il avoir travaillé, quel montant espérer et pour quelle durée ? Voici les règles de l'allocation chômage à jour de l'été 2026, avec les nouveautés qui changent la donne pour de nombreux demandeurs d'emploi.

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), versée par France Travail, reste le principal filet de sécurité en cas de perte d'emploi. Ses règles ont été ajustées ces derniers mois. Voici l'essentiel, vérifié auprès des sources officielles.
Qui peut en bénéficier, et depuis quand
Pour ouvrir des droits, plusieurs conditions se cumulent. Il faut avoir perdu son emploi de façon involontaire (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle), s'inscrire comme demandeur d'emploi dans les douze mois, résider en France, être physiquement apte au travail, rechercher activement un emploi et ne pas pouvoir liquider sa retraite à taux plein.
La condition centrale reste la durée d'affiliation. En règle générale, il faut avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures, soit environ 6 mois, au cours des 24 derniers mois. Cette période de référence est portée à 36 mois pour les personnes de 55 ans et plus.
Nouveauté importante : depuis le 1er avril 2026, les personnes qui n'ont jamais perçu l'ARE, ou pas depuis plus de vingt ans, peuvent ouvrir des droits dès 5 mois de travail (108 jours ou 758 heures). Ce que ça change concrètement : un jeune qui entre sur le marché du travail ou une personne longtemps éloignée de l'emploi accède plus vite à une indemnisation, même courte, là où il fallait auparavant 6 mois pour tout le monde.
La démission, elle, ne donne en principe pas droit à l'allocation, sauf motif légitime reconnu (suivi de conjoint, projet de reconversion validé, certaines démissions professionnelles).
Combien, et pour combien de temps
Le montant dépend de l'ancien salaire, via le salaire journalier de référence (SJR). L'ARE brute se calcule en additionnant une partie fixe de 13,18 euros et 40,4 % du SJR. Le résultat ne peut pas descendre sous 57 % ni dépasser 75 % du SJR. Un plancher protège les plus bas revenus : l'allocation ne peut être inférieure à 32,13 euros par jour, soit environ 964 euros pour un mois de 30 jours. Ces montants n'ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026.
La durée d'indemnisation correspond, pour l'essentiel, au nombre de jours travaillés, avec un minimum de 182 jours (6 mois). Depuis février 2023, un coefficient réduit de 25 % la durée maximale tant que le chômage reste sous 9 %, ce qui est le cas en 2026. En pratique, le plafond dépend de l'âge à la fin du contrat : jusqu'à 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) à 55 ou 56 ans, et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans. Des prolongations restent possibles, notamment en cas de formation pour les seniors.
Deux règles à surveiller
La dégressivité concerne les hauts revenus. Pour un ancien salaire brut élevé, l'allocation est réduite de 30 % à partir du 7e mois, sans pouvoir passer sous un plancher journalier. Point à retenir : depuis avril 2025, cette baisse ne s'applique plus aux allocataires de 55 ans et plus, contre 57 ans auparavant.
Autre changement : à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle est réduite en métropole. Elle passe à 15 mois pour les moins de 55 ans et à 20,5 mois pour les 55 ans et plus. Ce que ça change concrètement : quitter son poste par rupture conventionnelle après cette date ouvre des droits plus courts qu'auparavant.
En cas de doute, le simulateur de France Travail permet d'estimer ses droits selon sa situation précise.


