Camping sauvage, bivouac et feux de plein air interdits toute l'année à Gardanne
Un arrêté municipal d'août interdit sans limitation de durée le camping sauvage, le bivouac, les feux de plein air et le stationnement de véhicules aménagés dès qu'un auvent ou une chaise est déployé, sur tout le territoire communal.

L'arrêté est daté du 7 août et il ne comporte aucune date de fin. À Gardanne, le camping sauvage, les feux de camp et de plein air, le bivouac et le stationnement de véhicules aménagés sont désormais interdits toute l'année, de jour comme de nuit, sur l'ensemble du territoire de la commune.
Une définition très précise du véhicule aménagé
C'est le point qui surprendra le plus de monde. L'interdiction ne vise pas le simple stationnement d'un camping-car, mais son stationnement « dès lors qu'un élément extérieur est déployé ».
L'arrêté en donne la liste : « auvent déplié, table, chaise, cale ou autre ». Sortir une chaise à côté de son véhicule suffit donc à faire basculer un stationnement toléré dans une occupation interdite.
L'arrêté précise le périmètre : il s'applique « à proximité et sur les massifs forestiers, les espaces verts, les plans d'eau et les parkings dont la ville est propriétaire et qui sont ouverts au public, qu'ils soient clos ou non ».
Ce qui reste permis
Le pique-nique demeure toléré, sous une réserve expresse : le respect de la faune et de la flore. Tout abandon de détritus ou dégradation reste strictement interdit.
Un troisième article vise un usage rarement réglementé et pourtant fréquent autour des aires de stationnement : le déversement, l'écoulement et la vidange des eaux usées sur les trottoirs, les accotements ou dans les regards d'eaux pluviales sont prohibés.
Les motifs, et ce qu'ils ne disent pas
La commune invoque la sécurité publique, la salubrité, la tranquillité des lieux publics, la propreté, la protection des espaces naturels et la prévention du risque incendie à proximité des massifs forestiers. Elle relève aussi que les camping-cars et caravanes débordent sur la chaussée, les pistes cyclables ou les trottoirs.
Ce sont des considérants généraux : l'arrêté ne cite aucun fait précis, aucune occupation constatée, aucun départ de feu. Nous avons interrogé le pôle prévention, sécurité et tranquillité publiques sur ce qui a déclenché cette décision. En l'absence de réponse, nous nous en tiendrons à ce que dit le texte.
De même, le montant de l'amende encourue n'est pas chiffré : l'arrêté renvoie aux « lois et règlements en vigueur ».
Application
Des panneaux réglementaires doivent être posés aux points d'accès habituels par les services techniques, et entretenus. La police municipale et la gendarmerie nationale sont chargées de faire respecter l'interdiction.
À noter, pour la lecture du document : l'arrêté a été signé par délégation par la quatrième adjointe au maire, Claire Campodonico, titulaire d'une délégation temporaire pour la période du 3 au 15 août.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.





