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Divorce et séparation : les démarches en 2026, du consentement mutuel au tribunal

Depuis 2017, le divorce à l'amiable se règle sans juge, chez le notaire, en quelques semaines. Les divorces conflictuels passent toujours par le tribunal. Tour d'horizon des procédures, des délais et des coûts, à jour de 2026.

La rédaction2 min de lecture
Deux alliances sur des documents
Photo : Cabinet Charnay

Le divorce à l'amiable, la voie la plus rapide

Depuis le 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel se règle en principe sans passer devant un juge. Il suppose que les deux époux s'entendent à la fois sur le principe de la rupture et sur toutes ses conséquences : partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, éventuelle prestation compensatoire, usage du nom.

Chaque époux doit prendre son propre avocat : c'est une garantie d'équilibre, les deux conseils ne peuvent pas être les mêmes. Ensemble, ils rédigent une convention. Une fois le projet reçu, un délai de réflexion de quinze jours s'impose avant toute signature. La convention signée est ensuite déposée chez un notaire dans les sept jours. Ce dépôt lui donne date certaine et force exécutoire : le divorce est alors effectif. L'émolument du notaire est fixé à 49,44 € TTC (41,20 € hors taxe). Les honoraires d'avocat, eux, restent libres ; l'aide juridictionnelle peut les prendre en charge sous conditions de ressources.

Une limite : si un enfant mineur demande à être entendu par un juge, ou si l'un des époux fait l'objet d'une mesure de protection (tutelle, curatelle), le consentement mutuel repasse devant le tribunal.

Quand le tribunal reste incontournable

Faute d'accord total, trois divorces judiciaires existent. Le divorce accepté suppose que les deux époux acceptent le principe de la rupture, sans avoir à en exposer les motifs, mais laissent le juge trancher les conséquences. Le divorce pour altération définitive du lien conjugal peut être demandé par un seul époux dès lors que la vie commune a cessé depuis au moins un an. Le divorce pour faute, enfin, sanctionne une violation grave des devoirs du mariage.

Dans tous ces cas, l'avocat est obligatoire. La procédure débute par une assignation ou une requête conjointe déposée devant le juge aux affaires familiales. Une audience d'orientation permet de fixer des mesures provisoires (logement, enfants, pensions) le temps de l'instruction. Comptez souvent de un à deux ans. La décision peut être contestée en appel dans le mois suivant sa notification.

Se séparer sans divorcer

Toute séparation n'est pas un divorce. La séparation de corps, prononcée selon les mêmes voies que le divorce, autorise les époux à ne plus vivre ensemble tout en restant mariés : elle entraîne la séparation des biens mais maintient un devoir de secours. La séparation de fait, elle, désigne simplement le fait de ne plus cohabiter, sans démarche ni valeur juridique : les devoirs du mariage subsistent. À noter que la rupture d'un Pacs ou d'un concubinage obéit à des règles distinctes, bien plus légères, sans passage obligé par un avocat ou un juge.

Un conseil pratique avant de choisir sa voie : rassembler tôt les documents financiers et patrimoniaux du couple. C'est souvent ce travail d'inventaire, plus que la procédure elle-même, qui détermine la durée et le coût réel de la séparation.


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