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Cumul emploi-retraite et rachat de trimestres : le guide pratique 2026

Travailler après la retraite ou acheter des trimestres manquants : deux leviers utiles, mais encadrés par des règles précises. Ce qui s'applique en 2026, et le tournant prévu au 1er janvier 2027.

La rédaction3 min de lecture
Un salarié senior à son bureau
Photo : Rebondir

Comprendre le cumul emploi-retraite

Reprendre ou poursuivre une activité tout en touchant sa pension est autorisé, mais deux régimes coexistent. Le cumul est dit intégral, c'est-à-dire sans plafond de revenus, si vous avez liquidé l'ensemble de vos pensions (base et complémentaires) et si vous bénéficiez du taux plein : soit entre 62 et 67 ans avec le nombre de trimestres requis, soit à 67 ans quel que soit ce nombre. Certaines activités (artistiques, consultations occasionnelles, participation à la justice, entre autres) ouvrent aussi droit au cumul intégral.

À défaut, le cumul est plafonné. La somme de vos pensions et de vos revenus d'activité ne doit pas dépasser le montant le plus élevé entre 160 % du Smic au 1er janvier, soit 2 916,85 € brut par mois en 2026, et votre dernier salaire mensuel brut avant la retraite. En cas de dépassement, l'excédent est retranché de la pension de base. Autre règle à connaître : pour reprendre chez votre ancien employeur, un délai de six mois après le départ en retraite est exigé, sous peine de suspension de la pension.

Depuis la réforme de 2023, le cumul intégral peut générer une seconde pension, calculée au taux plein mais plafonnée à 2 403 € brut par an. Le cumul plafonné, lui, ne crée aucun droit nouveau.

Ce qui change au 1er janvier 2027

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée le 30 décembre 2025, refond le dispositif. À partir du 1er janvier 2027, seul l'âge comptera. Avant l'âge légal de départ, les revenus d'activité seront déduits en totalité de la pension, dès le premier euro. Entre l'âge légal et 67 ans, le cumul restera possible tant que les revenus ne dépassent pas 7 000 € brut par an ; au-delà, la pension sera diminuée de 50 % du dépassement. Le décret fixant officiellement ce seuil n'est pas encore paru. À partir de 67 ans, le cumul redeviendra intégral, avec acquisition de nouveaux droits.

Racheter des trimestres : mode d'emploi

Le versement pour la retraite, ou rachat de trimestres, permet de compléter une carrière incomplète. Au maximum 12 trimestres peuvent être rachetés, au titre des années d'études supérieures ayant donné lieu à un diplôme, des années civiles où moins de quatre trimestres ont été validés, ou des stages obligatoires (dans la limite de deux trimestres).

Deux options existent. Le rachat au titre du taux seul améliore uniquement le taux de calcul de la pension et réduit la décote ; le rachat au titre du taux et de la durée d'assurance agit en plus sur la durée d'assurance, ce qui coûte davantage. Le prix dépend de l'option, de l'âge (le rachat est possible à partir de 20 ans et avant 67 ans) et des revenus récents. Il repose sur un barème fixé en 2013, toujours en vigueur en 2026, dont les tranches sont recalées chaque année sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026).

Bon à savoir : les sommes versées sont déductibles du revenu imposable de l'année, et le paiement peut être échelonné sur plusieurs années. Un simulateur officiel de l'Assurance retraite permet d'estimer le coût avant de s'engager, une étape utile car le rachat n'est pas toujours rentable selon votre date de départ prévue.


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