Congé paternité et congé parental en 2026 : durée, indemnisation et démarches
Naissance, adoption : plusieurs congés existent pour les parents. En 2026, un nouveau congé supplémentaire de naissance entre en vigueur au 1er juillet. Le point sur les durées, l'indemnisation et les démarches.

La naissance ou l'arrivée d'un enfant ouvre plusieurs droits à congé, souvent mal connus. Voici ce qu'il faut retenir en 2026, alors qu'un nouveau dispositif entre en vigueur cet été.
Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant
Le second parent (père ou conjoint de la mère) dispose de deux droits distincts. D'abord un congé de naissance de 3 jours ouvrables, à la charge de l'employeur. Ensuite le congé de paternité et d'accueil de l'enfant, d'une durée de 25 jours calendaires pour une naissance simple, porté à 32 jours en cas de naissances multiples.
Ce congé se décompose en deux parties. Une première période de 4 jours calendaires doit être prise immédiatement après le congé de naissance. Les 21 jours restants (28 pour des jumeaux ou plus) sont facultatifs et peuvent être fractionnés en deux périodes d'au moins 5 jours chacune. L'ensemble doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance.
Côté démarches, il faut prévenir son employeur au moins 1 mois avant la date de début du congé, en précisant les dates choisies. Pendant ces jours, le salaire n'est pas maintenu par l'employeur : c'est l'Assurance maladie qui verse des indemnités journalières. En 2026, elles vont de 11,12 euros à 104,02 euros par jour, calculées sur les salaires des trois derniers mois. Concrètement, un salarié payé au-dessus du plafond touchera moins que son salaire habituel : mieux vaut anticiper ce manque à gagner.
La nouveauté 2026 : le congé supplémentaire de naissance
C'est le grand changement de l'année. À partir du 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance devient accessible. Il concerne les deux parents d'un enfant né ou adopté à compter du 1er janvier 2026, ainsi que les naissances prématurées qui étaient prévues après cette date.
Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois, de façon individuelle et non transférable à l'autre parent. Le congé peut être fractionné en deux périodes d'un mois et doit être pris dans les 9 mois suivant l'arrivée de l'enfant, après les congés de maternité ou de paternité déjà existants. Pour les enfants nés entre janvier et juin 2026, le délai court à partir du 1er juillet 2026.
L'indemnisation, versée par la caisse primaire d'Assurance maladie, est dégressive : 70 % du salaire le premier mois, 60 % le second, dans la limite d'un plafond de 4 005 euros mensuels en 2026. L'employeur doit être prévenu au moins 1 mois à l'avance (15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité). Ce que ça change concrètement : chaque parent dispose d'un temps indemnisé supplémentaire, jusqu'à deux mois chacun, pensé pour mieux répartir la charge parentale.
Le congé parental d'éducation, plus long mais peu payé
À ne pas confondre avec les précédents, le congé parental d'éducation permet de s'arrêter ou de réduire son activité pour élever son enfant. Ouvert à tout salarié ayant un an d'ancienneté, il peut aller jusqu'aux 3 ans de l'enfant. Il se prend par périodes d'un an renouvelables, à temps plein ou à temps partiel, et l'employeur ne peut pas le refuser.
L'indemnisation, elle, reste modeste. La prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE), versée par la CAF, s'élève en 2026 à 459,70 euros par mois en cas d'arrêt total, 297,17 euros pour un temps partiel jusqu'à 50 %, et 171,42 euros au-delà. Sa durée dépend du nombre d'enfants : 6 mois par parent pour un premier enfant, jusqu'à 24 mois par parent à partir du deuxième. La demande se fait auprès de la CAF ; l'employeur doit être prévenu 2 mois à l'avance (1 mois si le congé suit un congé de maternité), de préférence en recommandé.


