Auriol : la Saint-Éloi et sa cavalcade ont fait défiler les chevaux dans le village
Du 3 au 6 juillet 2026, Auriol a célébré la Saint-Éloi, fête traditionnelle des charretiers. Cavalcade, bénédiction des chevaux, messe provençale et aïoli ont rythmé quatre jours de festivités portées par l'association Groupe Saint-Éloi.

Chaque été, entre la fin des moissons et l'approche des vendanges, Auriol renoue avec l'une des plus anciennes traditions provençales. La Saint-Éloi, fête des charretiers et de leurs bêtes de trait, s'est déroulée du vendredi 3 au lundi 6 juillet 2026 dans le centre du village, portée par l'association Groupe Saint-Éloi. Quatre jours durant, le Cours du 4 Septembre et la cour de la paroisse ont vibré au rythme des orchestres, des groupes folkloriques et des attelages.
La cavalcade et la bénédiction des chevaux
Le temps fort s'est tenu le dimanche 5 juillet. À 9h30, une messe a réuni plusieurs formations traditionnelles, parmi lesquelles les fifres de Signes, les Dansaïres du Loriot et un groupe venu de Savoie. À 10h30, la grande cavalcade a défilé dans les rues avant la bénédiction des chevaux, geste hérité de l'époque où les paysans présentaient chaque année leurs bêtes de trait pour qu'elles soient bénies. Cette coutume, l'une des plus pittoresques de la Provence rurale, symbolisait la vie quotidienne des campagnes et le rôle central du cheval dans les travaux agricoles.
Placée sous le patronage de saint Éloi, considéré comme le protecteur des charretiers, la manifestation perpétue un usage encore vivace dans plusieurs communes du pays d'Aubagne et de l'Étoile. À Auriol, elle conserve sa dimension à la fois religieuse, festive et patrimoniale.
Quatre jours de festivités populaires
Les réjouissances avaient débuté le vendredi 3 juillet à 19h30 par une soirée moules-frites, agrémentée d'une fête foraine et d'un concert de l'orchestre Kontrast consacré aux « années Goldman », le repas à table étant proposé à 15 euros. Le samedi 4 juillet, un grand bal a animé la soirée à partir de 22 heures. Le dimanche, après la cavalcade du matin, la fête foraine a repris l'après-midi avant un nouveau bal en soirée.
Les festivités se sont achevées le lundi 6 juillet à midi par un aïoli, servi dans la cour de la paroisse avec une animation musette, au tarif de 25 euros et sur réservation auprès de l'association organisatrice. Ce repas partagé, autour du plat emblématique de la région, clôt traditionnellement le cycle de la Saint-Éloi et prolonge l'esprit de convivialité qui caractérise ces rendez-vous d'été.
Un rendez-vous ancré dans le calendrier estival
La Saint-Éloi s'inscrit dans une saison particulièrement dense pour la commune. Auriol accueille en effet plusieurs événements durant l'été, dont la tournée départementale « En avant Guinguette » le 10 juillet et la fête votive de la Saint-Pierre à la fin du mois. Pour les Auriolais, la fête des charretiers demeure toutefois un marqueur identitaire fort, un moment où le village se retrouve autour de ses chevaux, de sa musique traditionnelle et de sa table. Les réservations et renseignements étaient assurés par le Groupe Saint-Éloi, cheville ouvrière d'une manifestation reconduite d'année en année.


