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Arrêt maladie en téléconsultation : 3 jours maximum depuis le 27 juin 2026

Depuis le 27 juin 2026, un médecin consulté à distance ne peut plus prescrire un arrêt de travail de plus de 3 jours au total. Exceptions, prolongation possible et nouveaux plafonds attendus le 1er septembre : ce qui change concrètement pour les salariés.

La rédaction3 min de lecture
Une téléconsultation médicale sur ordinateur
Photo : D.R.

La téléconsultation a pris une place durable dans le parcours de soins. Elle sert souvent de solution de secours quand aucun rendez-vous n'est disponible rapidement. Une nouvelle règle vient toutefois d'en limiter un usage précis : la prescription des arrêts de travail.

Ce qui change depuis le 27 juin

Depuis le 27 juin 2026, la durée totale d'un arrêt de travail prescrit par télémédecine est plafonnée à 3 jours. Cette limite s'applique à l'ensemble de l'arrêt, prolongation comprise : un praticien consulté en visio ne peut donc pas accorder plus de trois jours au titre d'un même épisode.

La mesure découle de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, qui vise à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Le législateur cible les plateformes de téléconsultation qui délivraient des arrêts sans réel suivi. Autre disposition du même texte : un professionnel qui exerce à titre principal à l'étranger ne peut plus prescrire d'arrêt de travail par téléconsultation à un assuré français.

Concrètement, si vous consultez en ligne un médecin qui ne vous connaît pas, l'arrêt qu'il vous délivre ne pourra couvrir que trois jours, le temps de vous organiser pour un suivi.

Comment obtenir un arrêt plus long

La règle des 3 jours connaît des exceptions claires. Votre médecin traitant, ou la sage-femme qui vous suit en tant que référente, peuvent prescrire ou prolonger un arrêt au-delà de trois jours, y compris en téléconsultation. Le plafond ne s'applique pas non plus lorsque vous êtes dans l'impossibilité de consulter un professionnel en présentiel, par exemple faute d'offre médicale accessible près de chez vous.

En pratique, un salarié malade qui n'obtient pas de rendez-vous rapide dispose de deux voies. Il peut d'abord solliciter une téléconsultation pour couvrir les premiers jours, puis prendre rendez-vous avec son médecin traitant pour une prolongation si son état le justifie. Il peut aussi, dès le départ, se tourner vers son médecin traitant, qui n'est pas soumis à la limite de trois jours. Pensez également à signaler à votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) tout changement d'adresse pendant un arrêt, afin d'éviter un contrôle infructueux.

Des plafonds de 31 et 62 jours au 1er septembre

Cette réforme s'articule avec une seconde mesure, distincte, qui entre en vigueur le 1er septembre 2026. Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, pris en application de l'article 81 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), fixe une durée maximale pour tout arrêt de travail, quel que soit le mode de consultation.

À compter de cette date, une première prescription ne pourra pas dépasser 31 jours, et une prolongation ne pourra pas excéder 62 jours. Ces plafonds ne sont pas des couperets : le médecin garde la possibilité de les dépasser lorsqu'il l'estime médicalement nécessaire, notamment pour les pathologies lourdes qui n'appellent pas un suivi mensuel. Ces limites ne concernent que les arrêts et prolongations prescrits à partir du 1er septembre 2026 : un arrêt déjà en cours à cette date n'est pas remis en cause.

Pour un salarié, l'essentiel tient en une phrase : la téléconsultation reste utile pour ouvrir rapidement un arrêt court, mais un besoin plus long passe par le médecin traitant ou un rendez-vous en cabinet.


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