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Rénovation énergétique : ce qui change pour MaPrimeRénov' en 2026

Après une suspension en début d'année, le guichet MaPrimeRénov' a rouvert. Murs et chaudières bois sortent des aides « par geste », les passoires thermiques restent prioritaires : voici ce que cela change pour les propriétaires du bassin gardannais.

La rédaction3 min de lecture
Une pompe à chaleur installée contre une maison
Photo : Sebleouf / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0

Vous envisagez de changer de chauffage, d'isoler vos combles ou de sortir votre maison du statut de « passoire thermique » ? Les règles des aides publiques ont bougé en 2026. Après une suspension en début d'année pour raisons budgétaires, le guichet MaPrimeRénov' — la principale aide de l'État à la rénovation, versée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) — a rouvert. Plusieurs travaux ne sont plus financés de la même façon. Décryptage pour les propriétaires de Gardanne et du bassin.

MaPrimeRénov' : une aide, trois parcours

MaPrimeRénov' s'organise toujours autour de trois « parcours », selon l'ampleur du chantier. Le parcours par geste finance un ou plusieurs travaux ciblés (isolation d'une partie du logement, installation d'un chauffage ou d'un chauffe-eau « décarboné », c'est-à-dire fonctionnant avec une énergie moins polluante). Il est ouvert aux propriétaires aux revenus très modestes, modestes ou intermédiaires : le montant du « forfait » (la somme fixe versée pour chaque type de travaux) varie selon cette catégorie de ressources.

La rénovation d'ampleur vise les chantiers globaux : au moins deux gestes d'isolation et un gain d'au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique (DPE, l'étiquette A à G qui note la consommation d'un logement). Le troisième parcours concerne les copropriétés. Dans tous les cas, les travaux doivent être réalisés par un professionnel labellisé RGE (« reconnu garant de l'environnement »), et le logement avoir au moins 15 ans.

Ce qui change concrètement en 2026

Deux évolutions sont à retenir. D'abord, l'isolation des murs (par l'intérieur comme par l'extérieur) et les chaudières à biomasse (au bois, à granulés) ne sont plus éligibles au parcours par geste depuis le 1er janvier 2026, selon l'Anah et economie.gouv.fr. L'isolation des murs reste possible, mais seulement dans le cadre d'une rénovation d'ampleur.

Ensuite, la rénovation d'ampleur est désormais réservée aux logements classés E, F ou G au DPE, ceux considérés comme « passoires thermiques ». Et un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov' (le service public gratuit et neutre de la rénovation) devient obligatoire avant le dépôt d'une demande de rénovation d'ampleur, afin de sécuriser les projets. Le recours à un « Accompagnateur Rénov' » reste requis sur ce parcours.

Côté budget, l'Anah indique disposer de 3,6 milliards d'euros en 2026, avec un objectif d'au moins 120 000 rénovations d'ampleur et 150 000 rénovations par geste. Depuis 2020, le dispositif a aidé plus de 2,5 millions de ménages.

Le lien avec l'électrification et le parc local

Ces ajustements s'inscrivent dans le plan d'électrification des usages, présenté par le gouvernement le 23 avril 2026. Objectif affiché : remplacer les chaudières fossiles par des pompes à chaleur. Le mode de calcul du DPE a d'ailleurs évolué au 1er janvier 2026 pour mieux valoriser le chauffage électrique, ce qui, selon les estimations relayées dans la presse, pourrait faire sortir plusieurs centaines de milliers de logements du statut de passoire. Le gouvernement annonce aussi qu'à partir du 1er septembre 2026, une maison individuelle rénovée avec MaPrimeRénov' ne pourra plus conserver un chauffage au gaz.

Pour le bassin gardannais, marqué par son histoire énergétique et un parc de maisons individuelles parfois anciennes, ces règles déterminent quels travaux ouvrent droit à une aide. Avant de signer un devis, le bon réflexe reste de contacter un conseiller France Rénov' (france-renov.gouv.fr) et de vérifier son éligibilité sur les sites officiels.

Sources


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