Arnaques en ligne et faux SMS : comment les repérer et où les signaler
Faux SMS de colis, amende bidon, « conseiller bancaire » : l'hameçonnage est la première menace numérique en France. Comment repérer ces arnaques et, surtout, où les signaler (33700, 17Cyber, Signal Spam).

Faux SMS de livraison, prétendue amende impayée, alerte du « conseiller bancaire » : l'hameçonnage (ou « phishing ») reste la première menace numérique en France. Selon le dispositif public Cybermalveillance.gouv.fr, il représente à lui seul un tiers des demandes d'assistance reçues, sur plus de 500 000 sollicitations enregistrées en 2025. Voici comment reconnaître ces pièges et, surtout, où les signaler.
Reconnaître les pièges les plus courants
L'hameçonnage consiste à se faire passer pour un organisme de confiance (banque, La Poste, administration, transporteur) afin de vous soutirer des données personnelles ou bancaires. Plusieurs scénarios reviennent sans cesse.
Le faux problème de colis est le plus répandu : un SMS évoque un souci de livraison et réclame un « réacheminement » à 1 ou 2 euros. La marque la plus usurpée reste Mondial Relay. À l'été 2025, une variante s'est répandue avec un simple « Bonjour, vous êtes chez vous ? », destinée à vous faire répondre pour contourner les filtres anti-spam.
La fausse amende est un autre grand classique. Or l'ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) le rappelle officiellement : elle n'envoie jamais de SMS. Les seuls sites légitimes sont amendes.gouv.fr, stationnement.gouv.fr et antai.gouv.fr ; un courriel authentique provient de l'adresse nepasrepondre_noreply@antai.gouv.fr. Tout SMS « amende impayée » avec un lien est donc frauduleux.
Méfiez-vous aussi du faux conseiller bancaire, qui vous appelle pour « bloquer une opération suspecte » et vous pousse à valider un paiement : cette fraude reste très active. Quant aux messages sur le CPF, l'assurance maladie ou le renouvellement de carte Vitale, ils servent souvent à récupérer numéro de Sécurité sociale et coordonnées bancaires.
Les bons réflexes avant de cliquer
Ne communiquez jamais mot de passe ni données bancaires par SMS, mail ou téléphone : aucun organisme sérieux ne les demande ainsi. Avant de cliquer, survolez le lien pour voir l'adresse réelle, et vérifiez l'orthographe exacte (les fraudeurs remplacent souvent une lettre). En cas de doute, n'utilisez pas le lien reçu : tapez vous-même l'adresse officielle dans votre navigateur. Activez la double authentification sur vos comptes sensibles.
Si vous avez déjà cliqué ou communiqué vos informations, agissez vite : contactez votre banque pour faire opposition, changez vos mots de passe, conservez les preuves (captures d'écran) et déposez plainte.
Où signaler, les numéros utiles
Pour un SMS frauduleux, transférez-le au 33700 (gratuit chez les principaux opérateurs), sans ajouter de commentaire ; vous recevrez une demande de renvoi du numéro émetteur. Pour un appel ou message vocal abusif, envoyez au 33700 un SMS avec « spam vocal » suivi du numéro. Les courriels indésirables se signalent sur Signal Spam, et les sites ou contenus illicites sur la plateforme PHAROS (internet-signalement.gouv.fr).
Depuis le 17 janvier 2025, le guichet unique 17Cyber.gouv.fr accompagne les victimes 24h/24 : un diagnostic en ligne, des conseils personnalisés et, si besoin, un échange par chat avec un policier ou un gendarme. Deux numéros d'aide complètent le dispositif : Info Escroqueries au 0 805 805 817 (gratuit) et France Victimes au 116 006.
Dans le bassin de Gardanne comme ailleurs, ces démarches sont les mêmes : un signalement au 33700 ou sur 17Cyber renforce la lutte collective contre ces réseaux.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr – Hameçonnage (phishing) : fiche réflexe
- Cybermalveillance.gouv.fr – L'hameçonnage en 2025
- Service-Public.gouv.fr – Spam par SMS : signaler au 33700
- ANTAI.gouv.fr – Attention aux SMS, courriels et sites frauduleux
- Service-Public.fr – 17Cyber, l'outil pour aider les victimes de cybermalveillance


