Budget 2026 : ce qui change pour les impôts des particuliers
La loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février, revalorise le barème de l'impôt sur le revenu de 0,9 %. Donations, hauts revenus : tour d'horizon des mesures qui touchent le porte-monnaie des Gardannais.

Adoptée tardivement, la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103) a finalement été promulguée le 19 février 2026. Comme chaque année, elle fixe les règles de l'impôt sur le revenu que des millions de foyers, dont beaucoup à Gardanne et dans le bassin minier, vont déclarer puis acquitter. Voici, sans jargon, ce qui change concrètement.
Le barème de l'impôt revalorisé de 0,9 %
Le « barème » de l'impôt sur le revenu, c'est l'échelle qui découpe vos revenus en tranches, chacune taxée à un taux différent. Chaque tranche n'est imposée que sur la part de revenu qui la concerne : on parle d'impôt « progressif ».
Pour neutraliser l'effet de l'inflation, la loi relève les seuils de chaque tranche de 0,9 %. Sans cette revalorisation, un salarié dont le salaire a simplement suivi les prix aurait pu basculer dans une tranche supérieure et payer davantage, sans être réellement plus riche.
Les taux, eux, ne bougent pas. Pour une part de quotient familial (l'unité qui sert au calcul selon la composition du foyer), le barème 2026, appliqué aux revenus de 2025, est le suivant : 0 % jusqu'à 11 600 € ; 11 % de 11 601 à 29 579 € ; 30 % de 29 580 à 84 577 € ; 41 % de 84 578 à 181 917 € ; et 45 % au-delà. Selon Service-Public.fr, un célibataire déclarant 30 000 € paie ainsi environ 2 104 € d'impôt. Cette revalorisation de 0,9 % s'applique aussi au plafond du quotient familial et à d'autres seuils, comme la pension versée à un enfant majeur.
Hauts revenus et donations : deux dispositifs reconduits
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), créée pour 2025, est prorogée. Elle garantit une imposition minimale de 20 % pour les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple). Le dispositif est, selon l'administration, maintenu jusqu'à l'imposition des revenus de l'année où le déficit public repassera sous 3 % du PIB. Il ne concerne qu'une minorité de contribuables très aisés, mais il illustre la philosophie du budget : faire contribuer davantage le haut de l'échelle dans un contexte de redressement des comptes.
Plus large dans ses effets : l'exonération des dons familiaux d'argent reste ouverte jusqu'au 31 décembre 2026. Un parent, grand-parent ou arrière-grand-parent (ou, à défaut de descendance, un oncle ou une tante) peut donner jusqu'à 100 000 € par donateur, dans la limite de 300 000 € reçus par bénéficiaire, sans droits de donation. La somme doit servir, dans les six mois, à acheter un logement neuf, destiné à la résidence principale, ou à financer des travaux de rénovation énergétique. Pour un ménage qui souhaite isoler ou changer son chauffage, cela peut compléter un projet — mais attention : ces travaux doivent être éligibles à MaPrimeRénov' (l'aide publique à la rénovation énergétique) sans que cette prime soit demandée pour les mêmes dépenses. Le logement doit aussi rester résidence principale pendant cinq ans.
Ce que cela change pour Gardanne
Dans un bassin où la transition énergétique pèse sur l'emploi depuis la fermeture de la centrale, ces dispositifs liés à la rénovation et au logement peuvent intéresser les familles qui aident un proche à se loger ou à rénover. Pour l'immense majorité des habitants, c'est surtout la revalorisation de 0,9 % du barème qui jouera, en limitant la hausse mécanique de l'impôt. La déclaration 2026 reste le moment clé pour vérifier sa situation.
Sources
- Service-Public.fr — Impôt sur le revenu : tranches et taux d'imposition 2026
- BOFiP-Impôts — Indexation du barème (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 4)
- Service-Public.fr — Exonérations pour les dons d'argent entre membres d'une famille
- economie.gouv.fr — Tout savoir sur la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)


