Taxe foncière 2026 : date limite de paiement, majoration de retard et mensualisation
Les avis sont en ligne : payer avant le 15 octobre par chèque ou virement, avant le 20 octobre en ligne, sous peine de 10% de majoration. Exonération pour une construction neuve, dégrèvement pour vacance, mensualisation avant le 15 décembre : les allègements à connaître.

Les avis de taxe foncière sont en ligne. Nous avons déjà expliqué qui la paie et comment elle se calcule : voici le calendrier exact de paiement pour 2026, et deux dispositifs d'allègement moins connus que les exonérations liées à l'âge ou au handicap.
Payer avant le 15 ou le 20 octobre, sous peine de 10% de majoration
Le calendrier 2026 est fixé par l'administration fiscale. Les avis sont consultables dans l'espace particulier d'impots.gouv.fr depuis le 27 août pour les propriétaires non mensualisés, et depuis le 19 septembre pour les mensualisés.
| Situation | Mise en ligne | Envoi papier |
|---|---|---|
| Non mensualisés | 27 août | Entre le 24 août et le 21 septembre |
| Mensualisés | 19 septembre | Entre le 21 septembre et le 9 octobre |
La date limite de paiement est fixée au 15 octobre pour un règlement par chèque, espèces ou virement, uniquement possible si la somme due ne dépasse pas 300 €. Au-delà, ou pour qui préfère régler en ligne, par smartphone ou par tablette, la date limite est repoussée au 20 octobre. Pour ceux qui ont opté pour le prélèvement à l'échéance, la somme est débitée dix jours après la date limite de paiement. L'adhésion à ce prélèvement reste d'ailleurs possible jusqu'au dernier jour du mois qui précède la date limite, soit le 30 septembre pour l'échéance d'octobre 2026.
Passé ces dates, la majoration s'applique automatiquement : l'article 1730 du code général des impôts prévoit une hausse de 10% des sommes non acquittées, qui vise explicitement, outre l'impôt sur le revenu et l'IFI, « les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties ». Le texte prévoit aussi un report de ces dates, dans la limite de quinze jours, pour les contribuables qui paient par voie dématérialisée : c'est le fondement juridique de l'écart entre les deux échéances d'octobre.
Pour lisser la dépense l'an prochain, il est aussi possible d'opter pour le prélèvement mensuel plutôt que le paiement en une fois à l'automne. L'adhésion doit intervenir avant le 15 décembre pour que les prélèvements démarrent dès janvier 2027, répartis sur dix mensualités prélevées le 15 de chaque mois, de janvier à octobre. Passé le 15 décembre, l'adhésion reste possible mais ne permet plus de faire démarrer les prélèvements en janvier 2027.
Exonérations et plafonnement : qui peut payer moins
Nous avons détaillé dans un précédent article les exonérations réservées aux plus de 75 ans, aux titulaires de l'AAH ou de l'ASPA, et la réduction forfaitaire de 100 € pour les 65 à 74 ans. Ces dispositifs restent en vigueur en 2026, sous conditions de ressources, et s'appliquent automatiquement dès lors que l'administration dispose des informations nécessaires.
Le plafonnement en fonction du revenu, lui, doit être demandé. Trois conditions se cumulent : il faut occuper le logement à titre d'habitation principale, ne pas avoir été redevable de l'IFI l'année précédente, et rester sous un plafond de revenus. La fraction de cotisation qui dépasse la moitié des revenus du foyer peut faire l'objet d'un dégrèvement lorsque le revenu fiscal de référence 2025 ne dépasse pas 30 083 € pour la première part, majoré de 7 029 € pour la première demi-part supplémentaire puis de 5 533 € par demi-part suivante. La démarche se fait avec le formulaire 2041-DPTF-SD (Cerfa 14770), déposé auprès du centre des finances publiques au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement.
Construction neuve et logement vacant, deux dispositifs moins connus
Un logement neuf achevé cette année est exonéré de taxe foncière pendant les deux années qui suivent celle de son achèvement, en vertu de l'article 1383 du code général des impôts. Le propriétaire doit déclarer l'achèvement des travaux dans les quatre-vingt-dix jours. À défaut, l'exonération ne s'applique plus que pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivant celle de la déclaration, ce qui peut la réduire fortement, voire l'annuler. Les communes peuvent, par délibération, ramener cette exonération à 40, 50, 60, 70, 80 ou 90% de la base imposable ; les intercommunalités peuvent la supprimer pour la part qui leur revient. Dans les deux cas, la délibération peut ne viser que les logements non financés par un prêt aidé de l'État.
Un logement habituellement loué mais resté vacant peut, de son côté, ouvrir droit à un dégrèvement. Trois conditions sont posées par l'administration : une vacance d'au moins trois mois, portant sur la totalité du logement ou sur une partie qui pourrait être louée séparément, et indépendante de la volonté du propriétaire. La demande doit être déposée auprès du service des impôts du lieu du bien, au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle où la vacance a atteint cette durée. Le dégrèvement, calculé mois par mois, s'étend aussi aux taxes annexes, dont la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
Résidences secondaires : un autre sujet, déjà traité
La majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, qui peut atteindre 60% de la part communale dans les communes autorisées à la voter, relève d'un mécanisme distinct de la taxe foncière : nous l'avons détaillée dans un précédent article. Ce levier est ouvert aux communes classées en zone tendue, c'est-à-dire celles où existe un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements : les zones d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants, mais aussi, depuis 2024, plus de 2 000 communes situées hors de ces zones, souvent touristiques, ajoutées par décret. Chaque conseil municipal reste libre de voter la majoration ou non : dans le bassin de l'Arc comme ailleurs, la vérification se fait donc commune par commune, sur l'avis de taxe d'habitation attendu à l'automne.
Et concrètement, pour nous ?
À Gardanne comme dans le reste du bassin de l'Arc, il reste encore quelques semaines pour régler avant le 15 octobre par chèque ou virement, ou avant le 20 octobre en ligne. Les propriétaires qui ont fait construire ou achevé des travaux importants cette année ont intérêt à vérifier qu'ils ont bien transmis leur déclaration d'achèvement dans les quatre-vingt-dix jours : à défaut, l'exonération de deux ans peut être fortement réduite, voire perdue. Ceux dont un bien locatif reste vide depuis plusieurs mois disposent d'un délai courant jusqu'au 31 décembre 2027 pour réclamer un dégrèvement au titre d'une vacance en 2026. Et pour qui préfère étaler la dépense plutôt que d'y faire face en une fois chaque automne, la mensualisation reste ouverte jusqu'au 15 décembre.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.
- impots.gouv.fr, À quelle date vais-je recevoir mon avis de taxe foncière et quand dois-je la payer ? (nouvelle fenêtre)
- service-public.gouv.fr, Taxe foncière 2026 : quelle est la date limite pour payer ? (nouvelle fenêtre)
- Légifrance, Article 1730 du code général des impôts (majoration de 10% pour retard de paiement) (nouvelle fenêtre)
- Légifrance, Article 1383 du code général des impôts (exonération temporaire des constructions nouvelles) (nouvelle fenêtre)
- Bofip, BOI-IF-TFB-10-60-20 : durée et portée de l'exonération temporaire de taxe foncière (nouvelle fenêtre)
- impots.gouv.fr, J'ai reçu un avis d'imposition à la taxe foncière pour une maison inoccupée ou vacante, est-ce normal ? (nouvelle fenêtre)
- impots.gouv.fr, Ma taxe foncière est très élevée. Peut-elle être plafonnée ? (nouvelle fenêtre)





