Sécheresse : Puyloubier en alerte, restrictions d'eau jusqu'au 15 octobre
Depuis le 30 juin 2026, Puyloubier et 25 autres communes du bassin de l'Arc sont en alerte sécheresse. Des restrictions d'eau sont désormais obligatoires jusqu'au 15 octobre. Ce qui change concrètement pour les habitants.

De la vigilance à l'alerte en trois semaines
Par un premier arrêté préfectoral pris début juin 2026, l'ensemble des Bouches-du-Rhône, dont Puyloubier, avait été placé en vigilance sécheresse jusqu'au 15 octobre 2026, échéance classique de la période de basses eaux. En cause : un printemps exceptionnellement sec. Selon les relevés relayés par la préfecture, avril 2026 figure au 3e rang des mois d'avril les plus secs depuis 1959 et au 2e rang des plus chauds depuis 1947, sans pluie significative depuis le début du mois de mai.
La situation s'est aggravée. Le 30 juin 2026, un nouvel arrêté (n°2026-288 SE) a fait passer le bassin de l'Arc au stade supérieur, l'alerte. Vingt-six communes sont concernées, dont Puyloubier, adossée à la Sainte-Victoire et située à l'amont de l'Arc. Si les grands barrages régionaux conservent des réserves, les cours d'eau locaux, à commencer par l'Arc, voient leur débit fortement diminuer.
Ce qui est désormais interdit à Puyloubier
Contrairement à la simple vigilance, l'alerte impose de véritables interdictions. Depuis le 30 juin, l'arrosage des potagers, pelouses, massifs fleuris, arbres et arbustes est interdit entre 9 h et 19 h. Le lavage des véhicules à domicile n'est plus autorisé, pas plus que le nettoyage des façades, des toitures et des surfaces imperméabilisées.
Le remplissage des piscines privées est interdit lorsqu'elles sont alimentées par la ressource locale (nappe ou cours d'eau), mais reste possible quand l'eau provient de réserves stockées. Enfin, les prélèvements directs dans l'Arc sont interdits, hors associations syndicales autorisées. La préfecture invite par ailleurs chacun à réparer les fuites, réduire la durée des douches, arroser avec modération et installer un récupérateur d'eau de pluie.
Alerte renforcée et crise : les sanctions encourues
Le dispositif sécheresse comporte quatre niveaux : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. Puyloubier se situe désormais au deuxième. Si la sécheresse s'installe, les niveaux supérieurs durciraient les règles et réserveraient l'eau aux usages prioritaires (santé, sécurité, eau potable), avec de fortes limitations pour l'agriculture.
Le non-respect d'un arrêté sécheresse n'est pas anodin : il constitue une contravention de 5e classe, passible d'une amende pouvant atteindre 1 500 euros, portée à 3 000 euros en cas de récidive.
Pour connaître le niveau réellement applicable à une adresse précise, un seul réflexe fiable : le site officiel VigiEau (vigieau.gouv.fr), qui a remplacé l'ancienne plateforme Propluvia. En saisissant son adresse, chaque habitant visualise le niveau en vigueur et la liste des usages autorisés ou interdits, actualisée régulièrement. Les arrêtés préfectoraux restent par ailleurs affichés en mairie. Un même département pouvant compter plusieurs niveaux selon les bassins, cette vérification par adresse évite les approximations.


