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Prix des carburants et aides à la mobilité : les dispositifs en cours en 2026

En 2026, le litre tourne autour de 1,90 euro. Entre l'aide « grands rouleurs » de l'État, la prime carburant de l'employeur et le forfait mobilités durables, tour d'horizon des dispositifs en cours et de ceux auxquels vous pouvez prétendre.

La rédaction3 min de lecture
Une pompe à essence dans une station-service
Photo : Harrison Keely / Wikimedia Commons, CC BY 4.0

La flambée des prix à la pompe reste une préoccupation quotidienne pour de nombreux automobilistes. Début juillet 2026, selon les cotations quotidiennes relevées à la pompe, le gazole comme le sans-plomb SP95-E10 tournaient autour de 1,90 euro le litre en moyenne nationale, à des niveaux proches. À ces prix, un plein de 50 litres approche les 100 euros, ce qui pèse lourd pour les ménages qui dépendent de la voiture, notamment dans les zones peu desservies par les transports en commun comme une partie du bassin gardannais.

Face à ce coût, plusieurs dispositifs existent en 2026. Ils ne se ressemblent pas : certains sont versés par l’État, d’autres par l’employeur. Voici comment s’y retrouver.

L’aide « grands rouleurs » : 100 euros pour les actifs modestes

Le principal coup de pouce direct de l’État en 2026 est l’aide carburant dite « grands rouleurs ». Il s’agit d’un versement forfaitaire de 100 euros, accordé une seule fois par véhicule, présenté comme l’équivalent d’environ 20 centimes par litre sur six mois de consommation moyenne.

Elle vise les travailleurs modestes qui utilisent leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Pour y avoir droit, il faut réunir plusieurs conditions. Côté ressources, le revenu fiscal de référence par part (revenus 2024) doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. Côté trajets, il faut parcourir au moins 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le travail, ou rouler au moins 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel. Le véhicule doit être à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, régulièrement assuré et en état de rouler.

Concrètement, la demande se fait en ligne sur impots.gouv.fr, via un simulateur qui vérifie l’éligibilité avant de générer le formulaire. La date limite est fixée au 30 juillet 2026. Mieux vaut donc ne pas tarder si vous êtes concerné.

Prime carburant de l’employeur et forfait mobilités durables

Deuxième levier : les aides versées par l’employeur. La prise en charge des frais de carburant, souvent appelée « prime carburant », reste facultative. Quand elle existe, elle bénéficie d’une exonération d’impôt et de cotisations dans certaines limites. Selon service-public.gouv.fr, mis à jour le 12 juin 2026, cette prime est réservée aux salariés dans des situations précises, par exemple lorsque le domicile ou le lieu de travail se situe hors d’une agglomération de plus de 100 000 habitants, dans une commune sans transport collectif régulier, ou en cas d’horaires atypiques rendant la voiture indispensable.

Les plafonds d’exonération sont à connaître : 300 euros par an pour la prime carburant seule, jusqu’à 600 euros par an en cas de cumul avec le forfait mobilités durables (dont 300 euros maximum de carburant), et jusqu’à 900 euros au total lorsqu’on y ajoute la prise en charge d’un abonnement de transport public.

Le forfait mobilités durables, lui, encourage les alternatives à la voiture individuelle. Versé aussi par l’employeur et facultatif, il peut couvrir le vélo, le covoiturage ou les engins de déplacement personnel comme la trottinette. Son exonération sociale et fiscale est plafonnée dans le cadre annuel décrit ci-dessus, et il peut se cumuler avec la prime carburant dans la limite de 600 euros.

Ce que ça change concrètement

Pour un actif modeste qui roule beaucoup, ces aides peuvent se cumuler et représenter une somme non négligeable sur l’année. Le premier réflexe utile : vérifier son éligibilité à l’aide « grands rouleurs » avant la date limite, puis se renseigner auprès de son employeur sur la prime carburant et le forfait mobilités durables, qui restent trop souvent méconnus. Les conditions et barèmes pouvant évoluer, il est recommandé de confirmer les montants applicables à sa situation sur les sites officiels avant toute démarche.


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