Présidentielle 2027 : qui est Xavier Bertrand, et qu'a-t-il fait
Ancien agent d'assurances devenu ministre de la Santé puis du Travail, président des Hauts-de-France. Il a porté l'interdiction de fumer dans les lieux collectifs et la rupture conventionnelle. Septième volet de notre série.

Septième volet de notre série de portraits des candidats déclarés. Même modèle pour chacun, quelles que soient ses idées.
D'où il vient
Xavier Bertrand est né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne, aujourd'hui Châlons-en-Champagne. Formation à l'université de Reims : maîtrise de droit public et DESS d'administration locale.
Particularité dans une classe politique largement issue des grandes écoles : il a été agent d'assurances de 1992 à 2004, chez AXA puis Swiss Life, avant d'entrer au gouvernement.
Son parcours partisan suit la droite parlementaire, du RPR à l'UMP puis aux Républicains, qu'il quitte en 2017 avant d'y revenir en 2021. Il fonde le mouvement Nous France en 2022. Il préside le conseil régional des Hauts-de-France.
Ce qu'il a fait
Son bilan a ceci de particulier qu'il est inscrit dans des textes encore en vigueur, et que chacun connaît sans nécessairement l'associer à son nom.
L'interdiction de fumer dans les lieux collectifs. Ministre de la Santé et des Solidarités, il est le ministre sur le rapport duquel est pris le décret du 15 novembre 2006 fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif. C'est le texte qui a vidé les cafés et les bureaux de leur fumée.
La rupture conventionnelle. Ministre du Travail, il contresigne la loi du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail, dont l'article 5 crée la section « Rupture conventionnelle » du code du travail. Ce dispositif est aujourd'hui l'un des modes de séparation les plus utilisés en France.
La Haute Autorité de santé. Secrétaire d'État à l'assurance maladie, il figure parmi les signataires de la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie, qui crée cette autorité.
La sécurité du médicament. Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, il contresigne la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament, adoptée après l'affaire du Mediator.
Il porte également devant le Parlement, en 2008, le projet de loi réformant les règles de représentativité syndicale et de validité des accords collectifs.
Les procédures judiciaires
Une seule procédure publique est documentée, et elle s'est achevée par une relaxe définitive.
Le 6 juillet 2010, alors secrétaire général de l'UMP, il déclare à des journalistes, dans le contexte de l'affaire Bettencourt, que Mediapart recourt à des « méthodes fascistes ». Mediapart engage une action en diffamation publique.
Le tribunal correctionnel de Paris le relaxe, retenant que les expressions employées ne constituaient pas l'imputation de faits précis caractérisant la diffamation. La cour d'appel de Paris confirme la relaxe le 23 octobre 2014.
Son lien avec notre territoire
Aucun lien personnel, familial ou électif avec les Bouches-du-Rhône ou la région Sud : son ancrage est l'Aisne, à Saint-Quentin, puis les Hauts-de-France. Il est né dans la Marne.
Un déplacement est documenté : le samedi 8 mars 2025, il vient à Marseille soutenir la candidature de Bruno Retailleau à la présidence des Républicains.
Sa candidature
Il a indiqué qu'il ne participerait pas à une éventuelle primaire de la droite et du centre, laquelle n'est à ce jour ni organisée ni programmée.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.





