Présidentielle 2027 : qui est Bruno Retailleau, et qu'a-t-il fait
Investi par Les Républicains avec 73,8 % des voix des adhérents, sans primaire. Ancien ministre de l'Intérieur, il a porté la loi contre le narcotrafic et durci les règles de régularisation. Quatrième volet de notre série.

Quatrième volet de notre série de portraits des candidats déclarés. Même modèle pour chacun, quelles que soient ses idées.
D'où il vient
Bruno Retailleau est né le 20 novembre 1960 à Cholet, dans le Maine-et-Loire. La politique est une affaire de famille : son père, Michel Retailleau, a été maire de Saint-Malô-du-Bois en Vendée de 1965 à 1983, et son grand-père Lucien de 1959 à 1965.
Maîtrise d'économie à l'université de Nantes, puis Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1985. Il devient ensuite directeur général adjoint de la radio Alouette.
Son parcours partisan est celui de la droite parlementaire, du RPR aux Républicains, dont il préside le parti depuis mai 2025. Il est sénateur de la Vendée.
Ce qu'il a fait
Son bilan le plus documenté est celui de son passage au ministère de l'Intérieur.
La loi contre le narcotrafic, promulguée le 13 juin 2025. Issue d'une proposition de loi sénatoriale déposée conjointement par un sénateur socialiste et un sénateur Les Républicains, elle institue un procureur de la République anticriminalité organisée siégeant à Paris, doté d'une compétence nationale concurrente sur les infractions graves de criminalité organisée.
Le Parquet national anticriminalité organisée créé par ce texte est entré en service le 5 janvier 2026. Il fonctionne par co-saisine avec les juridictions interrégionales spécialisées.
Une circulaire du 23 juillet 2025 adressée aux préfets, prise en application de cette loi, organise notamment une interdiction de paraître sur les points de deal, prononcée par le préfet pour une durée maximale d'un mois.
La circulaire du 23 janvier 2025 sur l'admission exceptionnelle au séjour, qui remplace la circulaire dite Valls de 2012. Elle subordonne la régularisation par le travail à sept ans de présence sur le territoire, à une certification du niveau de français et à d'autres conditions.
Les procédures judiciaires
Aucune procédure judiciaire publique ne le vise personnellement : ni enquête, ni mise en examen, ni renvoi, ni condamnation.
Une précision s'impose, car la confusion est facile. Son nom apparaît dans la couverture de presse de l'affaire dite des fonds du groupe UMP du Sénat, qui porte sur des compléments de rémunération versés à des sénateurs entre 2009 et 2014. Il y apparaît comme celui qui a mis fin à cette pratique : Public Sénat écrit qu'elle « a été stoppée en 2014 lors de l'arrivée à la présidence du groupe de Bruno Retailleau, qui a fait certifier les comptes du groupe ». Il ne figure pas parmi les personnes mises en examen dans ce dossier.
Son lien avec notre territoire
Aucun. L'ensemble de ses mandats se situe en Vendée et en Pays de la Loire.
Sa candidature
Elle procède d'un vote des adhérents des Républicains le 19 avril 2026. Environ 76 000 adhérents étaient appelés à se prononcer ; ils l'ont désigné candidat avec 73,8 % des voix, écartant par le même vote l'option d'une primaire ouverte.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.





