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Incendie du 8 juillet : 13 hectares et cinq maisons touchées à Châteauneuf-le-Rouge

Un feu de forêt a parcouru 13 hectares en zone péri-urbaine le 8 juillet. Cinq maisons ont été touchées et deux foyers relogés, mais une quarantaine d'habitations menacées ont été préservées grâce à 170 pompiers et une importante attaque aéroterrestre.

La rédaction3 min de lectureChâteauneuf-le-Rouge
Une vue de Châteauneuf-le-Rouge
Photo : Georges Seguin ( Okki ) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Le mercredi 8 juillet 2026, vers 15h30, un feu de végétation s'est déclaré à Châteauneuf-le-Rouge, dans un secteur où l'habitat côtoie directement la garrigue. En moins de deux heures, les flammes ont parcouru 13 hectares avant que les secours ne parviennent à fixer le sinistre à 17h15. Le feu a ensuite été maîtrisé puis éteint dans la nuit, après une phase de surveillance des zones chaudes destinée à éviter toute reprise.

Une attaque aéroterrestre pour préserver une quarantaine de maisons

Face à la menace pesant sur les habitations, le Service départemental d'incendie et de secours a engagé 170 sapeurs-pompiers, appuyés par d'importants moyens aériens de la Sécurité civile : un hélicoptère bombardier d'eau Puma, un avion de reconnaissance Milan et deux Canadair. Cinq maisons ont été touchées par les flammes et deux foyers ont dû être relogés, mais aucune victime grave n'est à déplorer et aucune évacuation générale n'a été nécessaire.

Le bilan aurait pu être plus lourd. Selon les pompiers des Bouches-du-Rhône, une quarantaine d'habitations directement menacées ont été préservées. Le lieutenant-colonel Patrice Tissot a souligné que les autres maisons ont pu être sauvées « grâce à une attaque massive aéroterrestre ». Cette combinaison, avions larguant sur les fronts de flammes et équipes au sol protégeant maison par maison, est déterminante pour ce type d'intervention en secteur habité.

Sur le plan pratique, la commune a ouvert une salle pour accueillir et prendre en charge les habitants concernés, tandis que la route nationale 7 a été coupée à la circulation dans les deux sens pendant les opérations, par mesure de sécurité et pour laisser passer les engins.

Une journée de très haut danger dans tout le département

Ce sinistre ne doit pas se lire isolément. Le 8 juillet, les Bouches-du-Rhône étaient classées en danger feu de forêt « très élevé », avec des températures annoncées proches de 40°C à l'intérieur des terres, un air très sec et des rafales de nord-ouest atteignant 55 km/h. Autant de conditions qui rendent le moindre départ de feu difficile à contenir.

Dans ce contexte, le département a connu 25 départs de feux d'espaces naturels entre minuit et 19h30. Les deux principaux, à Grans et à Châteauneuf-le-Rouge, ont à eux seuls mobilisé plus de 370 sapeurs-pompiers. L'accès aux 25 massifs du département avait par ailleurs été strictement interdit ce jour-là.

Ce que cela change pour les habitants

Pour les riverains de Châteauneuf-le-Rouge et des communes voisines, cet épisode rappelle une réalité concrète : en zone péri-urbaine, la protection d'une maison se joue souvent avant l'arrivée du feu. Le débroussaillement autour des habitations, obligatoire dans les zones exposées des Bouches-du-Rhône, crée une bande de sécurité qui prive les flammes de combustible et permet aux pompiers d'intervenir dans de meilleures conditions.

Concrètement, les propriétaires concernés doivent débroussailler sur 50 mètres autour des constructions, une obligation que le préfet peut renforcer localement. En période de risque très élevé, il est aussi essentiel de respecter les arrêtés d'interdiction d'accès aux massifs et de signaler immédiatement toute fumée au 18 ou au 112. Ces réflexes, comme l'a montré le 8 juillet, participent directement à la protection des personnes et des habitations.


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