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Fourrière : l'enlèvement d'une voiture plafonné à 135 euros dès le 1er octobre

Un arrêté du 13 septembre relève les plafonds des frais de fourrière à partir du 1er octobre 2026 : 135 euros pour enlever une voiture, 7,15 euros par jour de garde. Les montants, les exceptions de Marseille et Paris, et les étapes pour récupérer son véhicule.

La rédaction3 min de lecture
Une dépanneuse de fourrière rouge et blanche, marquée « Grue n° 2042 », stationnée dans une rue commerçante de Paris
Photo : Lionel Allorge / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Voir sa voiture partir sur une dépanneuse coûtera un peu plus cher à partir du jeudi 1er octobre 2026. Un arrêté du 13 septembre, signé par les ministères de l'Intérieur et de l'Économie, relève les tarifs maximaux que les fourrières peuvent facturer. Il s'agit de plafonds : une fourrière peut demander moins, jamais plus.

Les nouveaux montants pour une voiture

Pour une voiture particulière, dans le cas général, les plafonds deviennent :

  • Enlèvement : 135 euros, contre 127,65 euros jusqu'ici ;
  • Garde journalière : 7,15 euros par jour, contre 6,75 euros ;
  • Opérations préalables (quand la dépanneuse est arrivée mais que le véhicule n'est pas encore parti) : 15,20 euros ;
  • Immobilisation matérielle (pose d'un sabot, par exemple) : 7,60 euros.

À titre d'illustration, une voiture enlevée puis gardée trois jours peut ainsi coûter jusqu'à 156,45 euros (135 euros plus trois fois 7,15 euros), hors éventuelle amende liée à l'infraction. Pour les deux-roues motorisés (cyclomoteurs, motos), l'arrêté fixe l'enlèvement à 45,70 euros et la garde à 3 euros par jour.

Trois grandes villes ont un barème à part. À Marseille, Lyon et Toulouse, l'enlèvement est aligné sur les 135 euros, mais la garde est plafonnée à 10 euros par jour. Un automobiliste du bassin dont la voiture est enlevée à Marseille paie donc la garde au tarif marseillais. À Paris, rien ne change : 150 euros pour l'enlèvement, 29 euros par jour de garde.

Nouveauté de fond : à partir de 2027, ces plafonds seront révisés chaque année, en tenant compte, selon le texte, « de l'évolution du coût des carburants, de la main-d'œuvre, des assurances et des véhicules ».

Pourquoi une voiture part en fourrière

Au-delà du stationnement gênant ou dangereux, la mise en fourrière peut aussi sanctionner un défaut de contrôle technique ou des infractions graves au volant : conduite sans permis ou sous l'emprise de l'alcool, refus d'obtempérer, grand excès de vitesse de 50 km/h ou plus. L'éventuel avis de contravention suit, lui, ses propres règles : pour le contester, mieux vaut connaître les délais et motifs de contestation d'un PV.

Récupérer son véhicule, étape par étape

Si la dépanneuse n'est pas encore partie, le propriétaire peut récupérer sa voiture sur place en réglant les frais d'opérations préalables (15,20 euros pour une voiture).

Une fois le véhicule enlevé, il faut obtenir une autorisation de sortie, appelée mainlevée. Elle se télécharge en ligne sur service-public.gouv.fr, en se connectant via FranceConnect et en indiquant son numéro de permis et le numéro de formule de la carte grise. Sinon, elle se retire auprès de la police ou de la gendarmerie qui a ordonné l'enlèvement, avec l'attestation d'assurance, un permis valide et la carte grise. Le service en ligne ne fonctionne pas si le véhicule fait l'objet d'une procédure particulière. Il reste ensuite à se présenter à la fourrière et à régler les frais.

Le propriétaire reçoit par ailleurs une lettre recommandée dans les 5 jours ouvrables suivant la mise en fourrière. Mieux vaut ne pas traîner : passé 3 jours, le véhicule est classé selon son état, et s'il n'est pas réclamé, il est réputé abandonné au bout de 15 jours, voire 10 jours s'il est destiné à la destruction. Il peut alors être vendu ou détruit.

En cas de désaccord, la mise en fourrière peut être contestée dans les 5 jours ouvrables suivant la notification auprès du procureur de la République ou du préfet. Le tribunal judiciaire peut aussi être saisi pour faire annuler la mesure et, le cas échéant, obtenir le remboursement des frais.

Nos sources

Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.

  1. Légifrance, arrêté du 13 septembre 2026 modifiant les tarifs maxima des frais de fourrière pour automobiles (nouvelle fenêtre)
  2. Service-public.gouv.fr, « Fourrières : les nouveaux tarifs au 1er octobre 2026 » (22 septembre 2026) (nouvelle fenêtre)
  3. Service-public.gouv.fr, « Mise en fourrière du véhicule » (fiche mise à jour le 27 août 2026) (nouvelle fenêtre)
  4. Service-public.gouv.fr, service en ligne « Récupérer votre véhicule en fourrière » (nouvelle fenêtre)

Sujets#fourrière#automobile#stationnement#tarifs#démarches#1er octobre
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