À la Tour de l'Arbois, la police de l'environnement muscle les contrôles cet été
Le 9 juillet, la police de l'environnement, la garde départementale et la police municipale ont contrôlé le parc de la Tour de l'Arbois, à Cabriès. Un motard a été verbalisé 135 euros et une seule décharge sauvage a livré 25 tonnes de déchets cette année.

Le 9 juillet 2026, un dispositif de contrôle s'est déployé dans le parc départemental de la Tour de l'Arbois, à Cabriès. Deux cavaliers, deux quads, deux motos et deux véhicules ont été mobilisés par la police de l'environnement, épaulée par la garde départementale et la police municipale de Cabriès, pour faire respecter l'interdiction de circulation des engins motorisés dans le massif et repérer les dépôts sauvages qui s'y accumulent, rapporte ICI Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Un motard verbalisé, une décharge de 25 tonnes
Sur ce massif, aucun véhicule à moteur, thermique ou électrique, n'est autorisé à circuler. La loi ne fait pas de distinction entre les deux motorisations, car l'une comme l'autre peut provoquer un incendie, expliquent les agents cités par ICI. Lors de l'opération du 9 juillet, un motard pris en infraction a écopé d'une amende de 135 euros.
Le volet le plus préoccupant concerne les dépôts sauvages. Guillaume Coste, adjoint de la police de l'environnement, a livré à ICI un chiffre qui donne la mesure du problème. « En 2025 nous avons ramassé 20 tonnes environ de déchets sur différents dépôts, cette année nous avons récupéré en un seul dépôt un total de 25 tonnes », indique-t-il. Pneus, gravats, poubelles et déchets de chantier s'entassent en pleine zone naturelle, seaux, plaques d'isolation et de placo compris.
Le risque incendie en toile de fond
Les contrôles s'intensifient l'été, quand la fréquentation du massif augmente et que la végétation est au plus sec. Début juillet, un groupe de jeunes mineurs a été retrouvé en train de faire un barbecue en pleine nature, pour griller des chamallows et des merguez. « Ils n'avaient absolument pas conscience du danger », souligne Guillaume Coste, un constat qui nourrit chez les agents le besoin de sensibiliser davantage les plus jeunes.
Amapola Ventron, maire de Cabriès et conseillère départementale en charge de l'environnement, rappelle que la police de l'environnement a été créée il y a trois ans et y voit « le maillon manquant ». Elle plaide aujourd'hui pour « plus de sévérité dans les peines » à l'encontre des pollueurs.
Pour les habitants de Cabriès et des communes voisines qui fréquentent le parc de la Tour de l'Arbois, ces constats rappellent des règles simples. L'accès reste interdit aux deux roues motorisés et aux quads, y compris électriques. Les feux et barbecues y sont proscrits. Enfin, un dépôt sauvage repéré gagne à être signalé aux autorités plutôt que grossi d'un apport supplémentaire, qui alourdit encore la facture de nettoyage supportée par la collectivité et prolonge l'exposition du massif au risque d'incendie.
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