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À Bouc-Bel-Air, « Jazz sous les étoiles » devient « Musiques sous les étoiles »

Du 29 juin au 4 juillet, le rendez-vous musical de Bouc-Bel-Air a troqué son étiquette jazz pour une programmation ouverte : onze concerts sur cinq soirées, entre le château et les jardins d'Albertas, avec Keziah Jones et Selah Sue en têtes d'affiche.

La rédaction3 min de lectureBouc-Bel-Air
Un concert de jazz en plein air
Photo : Tore Sætre / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Longtemps réservé aux amateurs de jazz, le rendez-vous estival de Bouc-Bel-Air a franchi un cap en 2026. « Jazz sous les étoiles » est devenu « Musiques sous les étoiles », un changement de nom qui traduit un vrai virage de programmation. Le festival ne se limite plus au jazz : il accueille désormais, selon ses organisateurs, « toutes les curiosités, du jazz aux musiques actuelles, en passant par les sonorités du monde et les projets hybrides ». Soul, pop, reggae et musiques du monde ont ainsi rejoint l'affiche.

Derrière l'événement, on retrouve l'association JH Font Saulière, née en 2018 à l'initiative d'Henri et Josette Bonifay, qui pilote le rendez-vous depuis ses débuts. L'ambition affichée reste la même : un festival à taille humaine, pensé pour l'écoute et le partage, en plein air. Mais en s'ouvrant à des esthétiques plus larges, l'organisation vise clairement un public plus nombreux et plus jeune, sans renoncer à sa dimension intimiste.

Deux écrins patrimoniaux, onze concerts

Cette édition, du 29 juin au 4 juillet, a proposé onze concerts répartis sur cinq soirées et deux lieux. Les deux premières se sont tenues au château de Bouc-Bel-Air, les lundi 29 et mardi 30 juin. Le festival a ensuite migré vers les jardins d'Albertas, jardin à la française du XVIIIe siècle classé au titre des monuments historiques, pour trois soirées, les jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 juillet.

L'affiche mêlait têtes d'affiche et découvertes. Le coup d'envoi a été donné par Liz'Gospel (29 juin), voyage dans l'histoire du gospel, suivi du spectacle &Fusion (30 juin), célébration des cultures francophones. Aux jardins d'Albertas, La Chica & El Duende Orchestra figurait parmi les formations attendues. Les deux plus grosses soirées ont réuni le guitariste nigérian Keziah Jones, figure du « blufunk », le vendredi 3 juillet, puis la chanteuse belge Selah Sue, qui a clôturé le festival le samedi 4 juillet. Entre les deux, une nouvelle génération de projets a occupé la scène.

Ce format double a un intérêt concret : il fait vivre deux sites patrimoniaux du territoire, le château et les jardins classés, souvent perçus comme des lieux de visite plus que de vie culturelle.

Ce que ça change pour l'habitant

Pour le spectateur, l'ouverture musicale s'est accompagnée d'une grille tarifaire large. Les billets allaient de 10 à 45 euros selon la soirée, avec un tarif réduit pour les 12-18 ans et la gratuité pour les moins de 12 ans, un positionnement familial assumé. Aux jardins d'Albertas, l'ouverture des portes était fixée à 18h, avec une première formation vers 19h puis le concert principal en soirée ; au château, l'accueil se faisait à partir de 20h. Le stationnement était gratuit sur les deux sites, un village de food trucks était installé aux jardins d'Albertas et des zones réservées aux personnes à mobilité réduite étaient prévues sur les deux lieux.

Reste la question du bilan. Une programmation plus grand public suppose une billetterie plus large et, potentiellement, des retombées pour les commerces et l'hôtellerie locale les soirs de concert. À ce stade, aucun chiffre officiel de fréquentation n'a été communiqué par l'organisation ni par la mairie. Le succès réel de ce nouveau format, et son modèle économique (billetterie, soutien public, mécénat), ne pourront donc être mesurés qu'une fois le bilan de cette première édition élargie rendu public. Nous y reviendrons.


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