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Sécheresse : Gréasque en alerte, les restrictions d'eau qui s'appliquent

Depuis le 1er juillet 2026, Gréasque n'est plus seulement en vigilance sécheresse : son secteur, le bassin de l'Arc, est passé en alerte. La préfecture impose des restrictions d'eau jusqu'au 15 octobre. Ce qui change concrètement pour les habitants.

La rédaction2 min de lectureGréasque
Une vue de Gréasque
Photo : Alain meier / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Depuis le 1er juillet 2026, les habitants de Gréasque ne sont plus seulement invités à faire attention : ils doivent respecter des règles. La préfecture des Bouches-du-Rhône a fait passer le bassin de l'Arc, dont dépend la commune, de la simple vigilance à l'état d'alerte sécheresse. Concrètement, plusieurs usages de l'eau sont désormais encadrés, et ce jusqu'au 15 octobre.

Du simple appel à la vigilance aux restrictions obligatoires

Tout a commencé début juin. Le 8 juin, la préfecture plaçait l'ensemble du département en vigilance sécheresse, un premier niveau qui relève surtout de la pédagogie : pas d'interdiction, mais un appel à limiter sa consommation. Le contexte était déjà tendu. Selon les données préfectorales, avril 2026 a été le troisième mois d'avril le plus sec depuis 1959, et aucune pluie significative n'est tombée depuis le début du mois de mai. Les fortes chaleurs installées dès la mi-mai ont accéléré l'évaporation et fait baisser le débit des cours d'eau, dont l'Arc.

Le 30 juin, la préfecture a franchi une étape. Par arrêté (référence AP DEF 2026-288 SE), les secteurs de l'Arc amont et de l'Arc aval sont passés en alerte. Vingt-six communes sont concernées par des restrictions, de Berre-l'Étang à Aix-en-Provence, et Gréasque en fait partie.

Ce qui est désormais interdit à Gréasque

Le passage en alerte introduit des interdictions précises pour les particuliers. L'arrosage des potagers, pelouses, massifs fleuris, arbres et arbustes est interdit entre 9 heures et 19 heures : il reste possible en soirée et la nuit, quand l'évaporation est plus faible. Le lavage des véhicules à domicile n'est plus autorisé. Le nettoyage des façades, toitures, trottoirs et surfaces imperméabilisées est également prohibé.

Côté piscines, la règle dépend de la provenance de l'eau. Le remplissage d'un bassin de plus d'un mètre cube est interdit s'il est alimenté par une ressource locale (nappe ou cours d'eau), mais reste autorisé s'il provient d'une ressource stockée, comme un barrage. La préfecture précise que ces mesures pourront être revues avant le 15 octobre, dans un sens comme dans l'autre, selon l'évolution de la situation.

Comprendre les niveaux et suivre la situation

L'alerte est le deuxième des quatre niveaux de gravité, après la vigilance et avant l'alerte renforcée puis la crise, qui entraînerait des interdictions plus larges. Le classement se fonde sur des données concrètes : baisse des débits, niveau des nappes souterraines et observations de terrain. Pour l'heure, la préfecture note que les réserves des barrages restent satisfaisantes, ce qui sécurise l'eau potable, la restriction visant surtout les ressources naturelles locales.

Pour savoir précisément ce qui s'applique à son adresse, chaque habitant peut consulter la plateforme nationale VigiEau, qui affiche les restrictions en vigueur commune par commune. Les mairies peuvent par ailleurs préciser les créneaux horaires via un arrêté municipal. En cas de doute, mieux vaut vérifier avant d'arroser ou de laver : le non-respect des restrictions expose à une amende.


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