Sécheresse : Meyreuil soumise aux restrictions d'eau, ce qui change au quotidien
Depuis début juillet, le bassin versant de l'Arc est classé en alerte sécheresse. Meyreuil fait partie des 26 communes concernées. Arrosage, piscines, lavage des voitures : voici ce qui est autorisé, interdit et les sanctions encourues.

Pourquoi l'Arc est sous surveillance
Depuis la mi-mai, le bassin versant de l'Arc enregistre un déficit de précipitations marqué, aggravé par des épisodes de chaleur précoces. Les niveaux de la rivière et des ressources du milieu naturel baissent semaine après semaine. Face à cette situation, le préfet des Bouches-du-Rhône a signé le 30 juin 2026 l'arrêté n°2026-288 SE, qui place le bassin de l'Arc en niveau alerte à compter du 1er juillet. Vingt-six communes sont concernées, de Berre-l'Étang à Aix-en-Provence, dont Meyreuil. Ce sont surtout les prélèvements dans le milieu naturel qui sont visés : l'eau puisée directement dans les cours d'eau devient une ressource à ménager.
La réglementation sécheresse compte quatre niveaux : vigilance (simple appel à la sobriété), alerte, alerte renforcée et crise. Le passage en alerte marque l'entrée dans les premières interdictions contraignantes, applicables jusqu'au 15 octobre 2026, sauf évolution décidée par le préfet après examen de la situation.
Ce qui change pour les Meyreuillais
Pour un habitant de Meyreuil, l'arrêté se traduit par plusieurs règles concrètes. L'arrosage des potagers, pelouses, massifs fleuris, arbres et arbustes est interdit entre 9 heures et 19 heures : il reste possible en soirée et tôt le matin, aux heures où l'évaporation est la plus faible. Le lavage des véhicules à domicile est interdit, tout comme le nettoyage des façades et des surfaces imperméabilisées par les particuliers.
Les prélèvements directs dans les cours d'eau sont interdits sur l'ensemble du bassin de l'Arc, à l'exception des associations syndicales autorisées. Côté piscines, le remplissage d'un bassin privé de plus d'un mètre cube est restreint selon l'origine de l'eau : un premier remplissage à partir d'une ressource locale, nappe ou cours d'eau, n'est plus permis, tandis qu'une simple remise à niveau reste tolérée. Les fontaines publiques à circuit ouvert doivent être arrêtées, les circuits fermés étant maintenus.
Sanctions et bons réflexes
Le non-respect de ces mesures n'est pas sans conséquence. Il constitue une contravention de 5e classe, punie d'une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour un particulier, portée à 3 000 euros en cas de récidive, en application de l'article R.216-9 du code de l'environnement.
Pour connaître les règles exactes applicables à son adresse, chaque foyer peut consulter la plateforme nationale VigiEau ou les informations publiées par la mairie de Meyreuil, régulièrement mises à jour cet été. Quelques gestes simples permettent de rester dans les clous tout en préservant la ressource : récupérer l'eau de pluie pour le jardin, repérer et réparer les fuites, privilégier les stations de lavage équipées de systèmes de recyclage, et couvrir sa piscine pour limiter l'évaporation. En cas de doute sur un usage professionnel ou agricole, la préfecture reste l'interlocuteur de référence. Si le déficit hydrique se prolonge, un durcissement des mesures, avec un passage en alerte renforcée puis en crise, ne peut être exclu dans les prochaines semaines.


