Sécheresse : Aix en alerte, ce qui est interdit jusqu'au 15 octobre
Par l'arrêté préfectoral du 30 juin 2026, le secteur de l'Arc amont, dont Aix-en-Provence, est en alerte sécheresse jusqu'au 15 octobre. Arrosage, voitures, piscines, façades : le point sur ce qui est interdit et les sanctions encourues.

Depuis le début juillet, Aix-en-Provence vit au rythme des restrictions d'eau. Par l'arrêté préfectoral N°2026-288 SE du 30 juin 2026, la préfecture des Bouches-du-Rhône a placé le secteur de l'Arc amont, qui englobe la commune, en état d'alerte sécheresse. Ce niveau, le deuxième d'une échelle qui en compte quatre (vigilance, alerte, alerte renforcée, crise), s'applique jusqu'au 15 octobre 2026, sauf réexamen anticipé par le comité de ressource en eau. Voici, concrètement, ce qui change pour les Aixois.
Ce qui est désormais interdit
La mesure la plus visible concerne l'arrosage. L'arrosage des potagers, pelouses, massifs fleuris, arbres et arbustes est interdit entre 9 heures et 19 heures. En clair, il reste possible tôt le matin ou en soirée, quand l'évaporation est moindre, mais plus en pleine chaleur. Le lavage des véhicules à domicile est prohibé : il faut passer par une station professionnelle équipée d'un système de recyclage de l'eau. Même logique pour le nettoyage des façades, des toitures et des surfaces imperméabilisées comme les terrasses ou les allées, qui n'est plus autorisé chez les particuliers, sauf impératif sanitaire.
Ces règles ne visent pas à sanctionner les habitants, mais à préserver une ressource sous tension : la préfecture s'appuie sur des indicateurs concrets, baisse du débit des cours d'eau, recul des niveaux de nappes, assèchement de certains lits, pour ajuster le niveau d'alerte tout au long de l'été.
Piscines et fontaines : le cas par cas
Pour les piscines privées, la règle dépend de l'origine de l'eau. Lorsque le bassin est alimenté par une ressource locale, eau puisée directement dans le milieu naturel, nappe ou cours d'eau de l'Arc, le remplissage est interdit. Lorsqu'il est rempli à partir du réseau public d'eau potable, la première mise en eau reste possible, l'appoint étant toléré pour préserver le fonctionnement du bassin. En cas de doute, mieux vaut vérifier la source exacte de son alimentation avant d'ouvrir le robinet.
Côté espace public, la Ville d'Aix applique les mêmes contraintes. Les fontaines fonctionnant en circuit ouvert, celles qui laissent l'eau s'écouler sans la réutiliser, sont mises à l'arrêt. Celles équipées d'un circuit fermé, qui recyclent l'eau, continuent de tourner. Les services municipaux ont par ailleurs adapté leurs propres pratiques d'arrosage et de nettoyage pour montrer l'exemple.
Sanctions et vérification à son adresse
Le non-respect de ces interdictions n'est pas sans conséquence. Selon les règles applicables aux arrêtés sécheresse, un particulier s'expose à une amende pouvant atteindre 1 500 euros, portée à 3 000 euros en cas de récidive. Les contrôles peuvent être menés sur le terrain par les agents habilités.
Comme les restrictions varient d'un secteur à l'autre du département, le réflexe utile consiste à vérifier les règles précises à son adresse. La plateforme nationale VigiEau (vigieau.gouv.fr) permet, en saisissant sa commune, de connaître le niveau d'alerte en vigueur et la liste détaillée des usages autorisés ou interdits, pour les particuliers comme pour les professionnels et les agriculteurs. Un outil d'autant plus pratique que la situation peut évoluer avant le 15 octobre, dans un sens comme dans l'autre, selon les pluies et l'état des nappes.


