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Sangliers à Roquevaire : cages-pièges autorisées jusqu'au 30 septembre

Deux propriétés de Roquevaire, endommagées par des sangliers, peuvent accueillir une cage-piège jusqu'au 30 septembre 2026. Une mesure de destruction administrative qui s'inscrit dans un débat départemental sur la régulation de l'espèce.

La rédaction3 min de lectureRoquevaire
Le paysage de collines autour de Roquevaire
Photo : Wikimedia Commons / Wikimedia Commons, CC

Deux propriétés autorisées à piéger les sangliers

La mairie de Roquevaire a relayé deux arrêtés préfectoraux autorisant l'installation de cages-pièges en vue d'opérations de destruction administrative de sangliers, jusqu'au 30 septembre 2026. Les deux propriétés concernées, l'une au 458 chemin des Manaux, au hameau de Lascours, l'autre au 924 La Rouveirolle, ont subi selon ces textes des dégradations importantes causées par ces animaux. Un piégeur nommément désigné par la préfecture est seul habilité à poser et à relever la cage.

Concrètement, une cage-piège est un dispositif grillagé qui capture l'animal vivant, sans arme à feu, à la différence d'une battue de chasse. Une fois l'animal capturé, sa mise à mort doit intervenir dans les conditions fixées par la réglementation. Cette procédure de destruction administrative se distingue de la chasse ordinaire : elle est déclenchée à la demande d'un propriétaire ou d'un exploitant confronté à des dégâts constatés, et seulement après autorisation des services de l'État. Elle est limitée dans le temps, à un lieu précis et à une personne désignée.

Un dossier suivi à l'échelle du département

La situation roquevairoise n'a rien d'isolé. Dans les Bouches-du-Rhône, la gestion du sanglier fait l'objet d'un cadre préfectoral dédié, qui combine destructions administratives conduites par la louveterie, encadrement des battues collectives et classement de l'espèce parmi celles susceptibles d'occasionner des dégâts, désignées par l'acronyme ESOD. Ce classement conditionne les possibilités de régulation en dehors des périodes de chasse.

La préfecture a ouvert une consultation du public portant sur ce classement pour la période 2026-2027, qui concerne également le pigeon ramier et le lapin de garenne. Les services de l'État ont par ailleurs identifié, sur avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, des communes qualifiées de territoires sensibles, où s'appliquent des mesures de gestion renforcées.

Les dégâts imputés à l'espèce sont de deux ordres. Ils touchent d'abord l'agriculture et les jardins particuliers, un groupe de sangliers pouvant retourner une parcelle en une seule nuit. Ils posent ensuite une question de sécurité routière, les collisions restant un risque connu sur les axes qui traversent les massifs boisés, nombreux autour de Roquevaire, entre le Régagnas et la vallée de l'Huveaune. Face à ces constats, la régulation fait débat : les chasseurs et une partie du monde agricole plaident pour davantage de prélèvements, tandis que des associations de protection de la nature défendent des mesures de prévention, comme les clôtures électriques, et rappellent que le nourrissage involontaire, notamment via les déchets, favorise la prolifération.

Que faire en cas de dégâts ou de rencontre

Un propriétaire ou un agriculteur qui constate des dégâts peut se signaler auprès de la mairie de Roquevaire, hôtel de ville, avenue des Alliés, au 04 42 32 91 10, ou auprès de la chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône, qui accompagne les exploitants sur ce sujet. Un signalement documenté, avec photos et localisation précise, permet d'objectiver l'ampleur du phénomène et, le cas échéant, de justifier une nouvelle demande d'intervention.

En cas d'animal en divagation en zone habitée ou de danger immédiat aux abords d'une route, mieux vaut prévenir la gendarmerie que d'intervenir soi-même. L'approche d'un sanglier, en particulier d'une laie accompagnée de marcassins, peut se révéler dangereuse.


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