Un centre de loisirs pour 400 enfants au Puits Z : le chantier confié à la SPL Provence
Seize salles d'activités, une ludothèque, une salle polyvalente de 100 places : le conseil municipal a confié la construction du futur centre de loisirs de Cativel à la société publique locale. L'opposition a voté contre.

Le site du Puits Z, vestige de l'histoire minière de Gardanne, accueillera un équipement tourné vers l'enfance. Le conseil municipal du 9 juin a approuvé un contrat confiant à la SPL Provence Territoire d'Avenir la maîtrise d'ouvrage de la construction d'un centre de loisirs sans hébergement, dit « de Cativel ».
Ce que prévoit le programme
L'équipement est dimensionné pour accueillir environ 400 enfants de 3 à 11 ans, pour moitié de maternelle et pour moitié d'élémentaire, les mercredis et pendant les vacances scolaires.
Le programme, autorisé dès le 23 avril par une première délibération, détaille les espaces prévus : seize salles d'activités, deux salles de repos, une bibliothèque, une ludothèque, une salle d'atelier cuisine, une salle polyvalente de cent places, deux salles de réunion, des locaux administratifs et un espace de restauration. S'y ajoutent les aménagements extérieurs, cours de récréation et stationnement.
Pourquoi une société publique locale
La commune est actionnaire majoritaire de la SPL Provence Territoire d'Avenir. Cette position lui permet de contracter en quasi-régie, sur le fondement de l'article L.2511-1 du code de la commande publique, c'est-à-dire sans mise en concurrence préalable.
C'est un montage courant pour les collectivités qui ne disposent pas en interne des moyens de piloter un chantier de cette ampleur. Il est aussi régulièrement discuté, parce qu'il place la conduite de l'opération à distance du contrôle direct du conseil municipal.
Un vote qui n'a pas fait l'unanimité
La délibération a été adoptée par 27 voix pour et 8 contre.
Ont voté contre Jean-Marc La Piana, Marion Robert, Johanne Guidini-Souche, Kafia Bensadi et Laurence Langlet, avec les procurations de Laurent Deshaies, Jimmy Bessaïh et Bruno Priouret. Le procès-verbal ne consigne pas les motifs de ce vote. Nous avons sollicité les élus concernés et publierons leur explication.
Ce que la délibération ne dit pas
Deux informations manquent, et elles ne sont pas mineures : le coût prévisionnel de l'opération et la rémunération de la SPL figurent en annexe du contrat de mandat, qui n'a pas été publiée avec la délibération. Le calendrier de démarrage et de mise en service se trouve dans une autre annexe, également absente.
Nous les avons demandés à la mairie. Nous n'avancerons aucun chiffre avant de les avoir obtenus.
Nos sources
Les documents et publications sur lesquels cet article s'appuie.





