Faux policiers au téléphone : une arnaque aux coupons cible Septèmes
Depuis le 15 juillet 2026, des Septémois reçoivent des appels de faux policiers qui exigent l'achat de coupons prépayés Transcash ou PCS. La mairie a publié une alerte et appelle à la vigilance.

Depuis le 15 juillet 2026, la mairie de Septèmes-les-Vallons alerte ses administrés sur une escroquerie téléphonique en cours. Selon l'avis publié sur le site officiel de la commune, un individu appelle des habitants en numéro masqué en se faisant passer pour un policier. Il affirme à ses interlocuteurs qu'ils sont victimes d'une fraude bancaire et les pousse, avec insistance, à se rendre au bureau de tabac le plus proche pour y acheter des coupons prépayés de type PCS ou Transcash. Toujours selon la mairie, la commune voisine des Pennes-Mirabeau est également visée par ce même individu.
Un mode opératoire fondé sur la pression
Le procédé repose sur la pression psychologique. Une fois le prétexte de la fraude posé, l'escroc maintient la victime en ligne ou la rappelle pendant tout le trajet jusqu'au commerce, afin qu'elle n'ait pas le temps de vérifier ses dires auprès d'un proche ou des autorités. Il ne lui reste ensuite qu'à se faire communiquer le code imprimé au dos du ticket, chiffres qui permettent de dépenser immédiatement la somme chargée sur le coupon.
Ce type de schéma s'appuie souvent sur une technique dite de spoofing. Dans son émission « C'est pas vrai ?! », la radio publique ICI expliquait en avril 2025 que des logiciels permettent de masquer un numéro de téléphone ou d'afficher celui de son choix. Elle citait le cas de Rennes, où des escrocs se sont fait passer pour des policiers en affichant le numéro du commissariat local. Le numéro qui s'affiche à l'écran ne constitue donc jamais une preuve d'identité.
Les bons réflexes en cas d'appel suspect
Le principe rappelé par la mairie est simple : aucune administration, aucune banque et aucun service de police ne demande de régler quoi que ce soit au moyen de coupons prépayés. Face à un appel de ce type, mieux vaut raccrocher sans discuter, même si l'interlocuteur se montre pressant.
En cas de doute sur l'authenticité de l'appel, il est recommandé de rappeler soi-même le commissariat ou la gendarmerie avec un numéro trouvé de façon indépendante, dans l'annuaire ou sur un site officiel, et non celui affiché à l'écran. En cas d'urgence, le 17 reste le numéro à composer. Alerter un proche avant d'entreprendre toute démarche est également conseillé, en particulier pour les personnes âgées ou isolées. Le département n'est pas épargné par ces méthodes : en octobre 2025, ICI Provence-Alpes-Côte d'Azur rapportait, sur la foi de la police, que l'arnaque au faux conseiller bancaire se répandait dans les Bouches-du-Rhône, avec des victimes souvent âgées et des pertes pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros.
Que faire après avoir communiqué un code
Si des informations ont déjà été transmises, la plateforme officielle cybermalveillance.gouv.fr, dans sa fiche réflexe consacrée à l'usurpation d'identité, recommande de prévenir immédiatement les établissements bancaires ou financiers concernés, de conserver toutes les preuves disponibles, captures d'écran, relevés et détails de l'appel, puis de déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, ou par courrier auprès du procureur de la République.
La même fiche rappelle que les victimes peuvent bénéficier d'un accompagnement gratuit auprès du réseau France Victimes, joignable au 116 006. La mairie de Septèmes-les-Vallons, de son côté, invite toute personne ayant reçu un appel de ce type à rester prudente et à en parler autour d'elle.


