APL étudiants : déclarer sa situation à la CAF avant le 31 juillet 2026
Plus d'un million d'étudiants doivent confirmer à la CAF ce que devient leur logement avant le 31 juillet, sous peine de voir l'aide suspendue à la rentrée. Autre changement : les étudiants extra-européens non boursiers perdent l'APL depuis le 1er juillet.

De nombreuses familles du bassin gardannais ont un enfant qui étudie à Aix ou à Marseille. Pour celles dont l'étudiant touche une aide personnalisée au logement (APL), une démarche administrative discrète mais décisive attend avant la fin du mois : confirmer à la Caisse d'allocations familiales (CAF) ce que devient le logement cet été. Faute de réponse, l'aide peut s'arrêter net à la rentrée.
Cet été, une déclaration qui vaut plusieurs centaines d'euros
Le principe est simple, mais mal connu. Sans nouvelle de l'allocataire, la CAF part du principe que l'étudiant a quitté son logement avant la fin juin. Résultat : plus d'aide au logement versée pour l'été, et une remise en route parfois laborieuse à la rentrée. Les sommes en jeu ne sont pas négligeables. Sur deux mois d'été, cela peut représenter plusieurs centaines d'euros, un argent qui n'est pas rattrapable une fois le droit interrompu.
La démarche se fait uniquement en ligne, depuis l'espace « Mon Compte » sur caf.fr ou via l'application « Caf, Mon Compte ». Aucun courrier ni appel n'est nécessaire. Rappel utile : l'APL suppose que le logement reste la résidence principale, c'est-à-dire occupé au moins huit mois par an. Selon les chiffres 2024 relayés par la presse spécialisée, les étudiants représentent environ 40 % des 2,6 millions de foyers bénéficiaires d'une aide au logement, soit plus d'un million de personnes concernées par ce rendez-vous de fin juillet.
Trois situations, trois démarches
Tout dépend de ce que l'étudiant fait de son logement cet été.
Premier cas, il garde l'appartement et continue de payer le loyer pendant les vacances : il faut le déclarer à la CAF avant fin juillet pour que l'aide continue d'être versée sans interruption.
Deuxième cas, il rend le logement cet été mais compte y revenir à la rentrée : il déclare qu'il ne garde pas le logement, sans modifier son adresse. Le retour dans les lieux devra ensuite être signalé pour que l'APL reprenne.
Troisième cas, il déménage pour de bon : il signale le changement d'adresse et dépose une nouvelle demande d'aide avec le nouveau bail. C'est la situation la plus fréquente en fin de cursus ou lors d'un passage d'une ville à l'autre.
Dans le doute, mieux vaut se connecter et vérifier. Une simple case oubliée suffit à interrompre le versement.
Étudiants étrangers : un nouveau critère depuis le 1er juillet
Autre changement, sans lien avec l'été mais tombé au même moment. Depuis le 1er juillet 2026, les étudiants extracommunautaires (hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse) ne peuvent plus toucher l'APL s'ils ne perçoivent pas une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux. La mesure figure dans la loi de finances pour 2026 et a été précisée par un décret (n° 2026-552) publié au Journal officiel le 28 juin 2026.
Plusieurs situations restent protégées : les boursiers sur critères sociaux, les étudiants salariés ou en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, ainsi que les réfugiés, apatrides et conjoints d'étudiants étrangers. Les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse ne sont pas concernés. Selon le gouvernement, la restriction toucherait environ 3 % des trois millions d'étudiants en France, pour une perte estimée entre 150 et 250 euros par mois pour ceux qui la subissent. Les étudiants déjà allocataires qui ne remplissent pas les nouvelles conditions voient leur droit s'éteindre à compter de juillet 2026.


